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La croissance des banques suisses devrait s’accélérer à l’horizon 2018

Selon une étude réalisée par l’ASB et The Boston Consulting Group, les revenus du secteur bancaire helvétique croîtront de 2,5% par an durant ces cinq prochaines années, comparé à 1,1% par an en moyenne entre 2010 et 2013. La gestion d’actifs offre un grand potentiel de progression en termes relatifs. En montant absolu, il est plus important dans la banque privée

La croissance des banques suisses devrait s’accélérer à l’horizon 2018

Perspectives Selon l’ASB, les revenusdu secteur bancaire devraient croîtrede 2,5% par an

La gestion d’actifs offrirait encoreun potentielde progression

Comme il y a trois ans, l’Association suisse des banquiers (ASB) et la société de conseil The Boston Consulting Group (BCG) ont tenté d’esquisser l’avenir de la place bancaire helvétique. Dans un rapport d’une quarantaine de pages présenté jeudi à Zurich, il n’est pas question, en premier lieu, de régularisation des avoirs du passé, mais de perspectives de croissance.

Les revenus du secteur bancaire devraient croître plus rapidement d’ici à 2018. Entre 2010 et 2013, le secteur bancaire helvétique a enregistré une progression de 1,1% par an en moyenne à 54,4 milliards de francs de revenus bruts.

Cette croissance, modeste, résulte surtout d’un secteur de la gestion de fortune, qui génère la moitié des revenus des banques helvétiques, jugé «peu dynamique». L’évolution des revenus a été plus faible dans la gestion de fortune issue de l’Europe de l’Ouest en raison de la régularisation fiscale. A l’inverse, les pays émergents ont contribué à la croissance de ce secteur. Une croissance «solide» est attendue d’ici à 2018. Ainsi, les revenus du secteur devraient croître de 2,5% par an entre fin 2013 et 2018. Certes, la situation des marges restera «très tendue», anticipent l’ASB et BCG. Toutefois, des afflux de fonds accrus sont anticipés chez les clients très riches (dès 1 million de francs) et les ultra-riches (dès 20 millions de francs). La plus forte croissance proviendra à nouveau des pays émergents. Les auteurs ne s’aventurent pas à établir un pronostic en matière de personnel d’ici à 2018, même si Claude-Alain Margelisch, le directeur de l’ASB, anticipe des effectifs «relativement stables à moyen terme».

La Suisse restera la première place pour la gestion de fortune transfrontalière en 2018. Ses actifs sous gestion transfrontières devraient passer de 2110 milliards de francs en 2013 à 2400 milliards en 2018, une hausse de 3% par an.

Mais ses principaux rivaux croîtront plus vite: à savoir les places des Caraïbes et de Panama (+6% à 1400 milliards), les îles Anglo-Normandes et Dublin (+4% à 1300 milliards), la Grande-Bretagne (+7% à 1300 milliards) et, surtout, Singapour (+10% à 1400 milliards).

Le potentiel de revenus supplémentaires le plus important est identifié dans la gestion de fortune (2 milliards) en termes absolus et dans la gestion d’actifs (0,4 milliard) en termes relatifs. Reste que les défis ne manqueront pas ces prochaines années. L’ASB cite en particulier les questions de l’accès aux marchés internationaux et l’évolution de la réglementation en Suisse. Et de citer le projet de réforme de la loi sur les services financiers (LSFin) et celle sur les établissements financiers (LEFin), qui va au-delà des adaptations exigées par les standards internationaux, déplore Claude-Alain Margelisch.

La Suisse restera leader de la gestion de fortune transfrontalière ces prochaines années

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