La croissance de 0,4% en données corrigées, indiquée mardi par l’Office des statistiques Destatis, vient confirmer une première estimation dévoilée mi-août. Cette progression fait, certes, mieux que celle de 0,3% au premier trimestre, mais les analystes avaient tout de même tablé sur une accélération plus marquée de l’économie allemande.

«Sur cette période, le principal moteur de la croissance du PIB a été le commerce extérieur, soit la différence entre les exportations et les importations, avec une contribution de 0,7 point de pourcentage», détaille Destatis dans un communiqué. Les exportations allemandes ont particulièrement profité de l’affaiblissement de l’euro par rapport au dollar et ce malgré les récentes inquiétudes autour de la conjoncture chinoise.

Signaux contradictoires

En revanche, «des signaux contradictoires sont venus» de l’intérieur du pays, ajoute l’office. Ainsi, la consommation privée a progressé d’un petit 0,2% et les dépenses publiques de 0,3%, mais les investissements en biens d’équipement ont diminué de 0,4% au deuxième trimestre par rapport au premier.

Si l’on compare au deuxième trimestre de 2014, le PIB allemand a cette fois augmenté de 1,6%. Pour nourrir sa croissance, l’Allemagne a pu compter au deuxième trimestre sur une population active de 42,8 millions de personnes, soit 0,4% de plus qu’il y a un an.

Pour l’ensemble de l’année, le gouvernement allemand table pour l’heure sur une croissance économique de 1,8%, après 1,6% en 2014.