Après avoir reculé de 0,6% en 2009, le produit intérieur brut de la planète devrait croître de 4,2% cette année, une prévision que le Fonds monétaire international (FMI) a qualifiée de «semblable» à la précédente, publiée en janvier, de 3,9%. «La reprise de l’économie mondiale a évolué mieux que prévu», a expliqué le FMI.

«L’activité se redresse à des rythmes différents, timidement dans de nombreux pays avancés, mais vigoureusement dans la plupart des pays émergents et en développement», a-t-il relevé.

La croissance devrait être la plus lente en Europe (1,0% dans la zone euro, 1,3% au Royaume-Uni) et au Japon (1,9%). Elle devrait être plus élevée en revanche aux Etats-Unis (3,1%). Mais elle devrait surtout être tirée par les pays émergents et en développement (6,3%), l’Asie en tête (8,7%, dont 10% pour la Chine).

Dans ce contexte, le FMI s’est inquiété des conséquences sur les flux de capitaux. «Les estimations des économistes du FMI montrent que les déséquilibres des comptes courants augmenteront sensiblement avec la reprise du commerce mondial, l’amélioration des conditions de financement, et la stabilisation du prix des matières premières à des niveaux plus élevés», a précisé l’institution.

Par ailleurs, le Fonds a insisté sur un autre risque pour la croissance mondiale: le gonflement de la dette publique des pays développés. Tout en conseillant de maintenir les politiques de relance en 2010, il estime qu’«un grand nombre de ces pays doivent aussi adopter d’urgence des stratégies crédibles à moyen terme pour limiter l’endettement public et ensuite le ramener à des niveaux plus prudents».