Sur l’ensemble de 2009, le produit intérieur brut est en baisse de 1,5%. Mais il a augmenté de 0,7% au dernier trimestre, selon les chiffres du SECO publiés son site internet. C’est 0,6% de mieux qu’au même trimestre de l’année précédente.

Les entreprises suisses ont profité d’un certain mouvement de reprise économique dans le monde. Mais cela reste «artificiel», a averti le Secrétaire d’Etat à l’économie Aymo Brunetti, rappelant que cette reprise repose en grande partie sur les mesures de relance prises par les Etats. Il met donc en garde contre toute euphorie.

La politique monétaire de la Banque nationale suisse, qui depuis un an maintient ses taux au plancher et achète des devises pour affaiblir le franc, a favorisé le retour de la croissance. «Ce n’est peut-être pas le moment d’inverser la tendance, estime un économiste d’ING interrogé par l’agence Bloomberg. Mais le retour de la croissance signifie que la BNS va probablement augmenter ses taux durant la deuxième moitié de cette année.»

Le SECO a aussi revu à la hausse la croissance au 3e trimestre à 0,5%, contre 0,3% lors de la première estimation. L’amélioration survenue à partir du 2e semestre faisait suite à quatre trimestres de recul. La contraction de l’économie helvétique n’en demeure pas moins sévère sur l’ensemble de l’année. Le PIB a reculé de 1,5% en 2009, alors qu’il a affiché une hausse de 1,8% en 2008.

Les exportations suisses ont progressé de 1,6% au cours du 4e trimestre, selon le rapport publié aujourd’hui. La consommation et les investissements en biens d’équipement ont également progressé. Du côté de la production, la valeur ajoutée a pu être augmentée dans de nombreuses branches.