La croissance économique suisse marque une accélération, même si elle est modérée. Le produit intérieur brut (PIB) a gagné au 3e trimestre 0,6%, comparé aux trois mois précédents. Au deuxième trimestre, la croissance s’était établie à 0,4%, a indiqué jeudi le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), qui a légèrement revu à la hausse son estimation initiale (0,3%).

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Les impulsions positives provenant surtout de l’industrie manufacturière (+2,2%) ont contribué à la croissance, a précisé le Seco. De nombreuses branches de services, dont le commerce (+0,6%) et les services aux entreprises (+0,2%), ont aussi évolué favorablement.

Après un trimestre en recul, le secteur de la santé est reparti à la hausse (+0,5%), tout comme l’administration publique (+0,1%). Par contre, la tendance légèrement baissière des deux trimestres précédents s’est poursuivie dans la construction (–0,6%) au 3e trimestre.

La consommation se reprend

Selon l’approche par la dépense, la demande intérieure finale a confirmé son rôle de pilier de la croissance au 3e trimestre, note le Seco. La consommation privée a crû de 0,4%, après une légère hausse de 0,2% au 2e trimestre et de 0,1% lors des trois premiers mois de 2017.

Elle a été soutenue par les domaines de la santé, du logement et de l’énergie ainsi que des loisirs et de la culture. La croissance de la consommation publique est également plus élevée (+0,5%) que les trimestres précédents.

En ce qui concerne les investissements en biens d’équipement (+0,9%), le rythme du trimestre précédent légèrement supérieur à la moyenne s’est poursuivi. Presque toutes les rubriques y ont contribué, notamment les investissements dans les machines et ceux dans l’informatique.

Les exportations de services reculent

Après quelques trimestres positifs, les investissements dans la construction ont affiché une légère baisse (–0,1%). La balance commerciale de biens et services a contribué de manière positive à la croissance du PIB au 3e trimestre, puisque les exportations ont augmenté alors que les importations ont diminué.

Après un trimestre modéré, les sorties de marchandises (+2,1%) ont connu une nette accélération reposant sur une large assise (chimie, horlogerie, machines et énergie). Par contre, les exportations de services ont légèrement régressé (–0,4%), y compris dans les rubriques de poids que sont les services financiers ainsi que les licences et brevets.

Croissance prévue à 0,9% pour 2017

Les importations de marchandises, très dynamiques au trimestre précédent, ont baissé (–1,6%), principalement en raison du recul des importations de véhicules et de produits chimiques et pharmaceutiques. Les importations de services ont aussi légèrement diminué (–0,7%), entre autres dans le domaine du tourisme.

Le Seco a révisé, en septembre, sa prévision de croissance pour la Suisse en 2017 à la baisse. Il ne s’attend plus qu’à une progression de 0,9% pour l’ensemble de l’année. En juin, sa prévision était encore de 1,4% et en mars de 1,6%.

En septembre aussi, la Banque nationale suisse (BNS) a annoncé ne s’attendre qu’à une progression de 1% du PIB, contre 1,5% précédemment. Plus récemment, le CREA a estimé, la semaine dernière, que la croissance de l’économie suisse ne serait que de 0,8% en 2017.