Conjoncture

La croissance va aider le marché immobilier

Selon une étude de Credit Suisse, l’âge d’or pour les investissements dans la pierre est révolu, mais les rendements restent néanmoins attractifs

Du point de vue de l’investisseur, il y a d’abord une mauvaise nouvelle: le marché immobilier en Suisse est un brin déprimant. La hausse du nombre de logements locatifs vacants, de 2,3% en 2017 à 2,5% cette année, exerce une pression sur les loyers, à la baisse. Mais il y a aussi une bonne nouvelle: la reprise de l’économie arrive à point nommé pour donner un coup de fouet à la demande, notamment de logements en propriété.

Dans son étude 2018 sur le marché immobilier, Credit Suisse fait le point sur la situation segment par segment et affirme que les investisseurs dans la pierre ne pourront plus compter, à l’avenir, sur un rendement exceptionnel comme observé ces dernières années, même s’il reste attractif par rapport à d’autres classes d’actifs. Selon cette étude, les fonds immobiliers dont la stratégie est axée sur les immeubles commerciaux sont plus intéressants pour les investisseurs par rapport aux placements dans le résidentiel.

Baisse de loyers

En ce qui concerne les logements locatifs, c’est la déprime pour les investisseurs. La construction de nouveaux projets se poursuit et la demande baisse en raison du vieillissement de la population et du tassement de l’immigration. «Comme nous tablons sur une activité de construction toujours soutenue en 2018, le taux de logements vides devrait progresser, écrivent les auteurs de l’étude. Nous anticipons par conséquent une baisse de loyers de près de 1%.»

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Pour les logements en propriété, l’étude affirme que la récente baisse des prix après 14 années d’augmentation n’était que temporaire. Grâce à la reprise économique, la demande est repartie en nette hausse, y compris dans le segment haut de gamme. Credit Suisse estime que la construction dans ce domaine va se poursuivre et une surchauffe n’est pas à l’ordre du jour. Mais à long terme, ce marché subira l’impact de l’évolution démographique; c’est-à-dire une baisse de la demande.

Enfin, l’immobilier du bureau devrait profiter de la croissance. L’étude de Credit Suisse table sur un recul des offres et de bureaux vides en 2018.

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