L'impulsion de l'Union européenne (UE), où vont 60% des exportations helvétiques, se fait attendre. Jeudi à Francfort, la Banque centrale européenne (BCE) a abaissé ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2005 de 1,9% à 1,6% tout en disant percevoir des signaux encourageants. Elle a maintenu son taux d'intérêt directeur inchangé à 2%. Elle a revu enfin à la baisse sa projection de l'inflation pour cette année de 2% à 1,9%. «Nous ne sommes ni optimistes ni pessimistes, nous sommes réalistes et humbles», a indiqué son président, Jean-Claude Trichet.

Le grand argentier a qualifié de «décevantes» et «surprenantes» les performances de l'économie de la zone euro au deuxième semestre 2004, avec une faible progression du produit intérieur brut (PIB), de 0,2% tant au troisième qu'au quatrième trimestre. Dans le même temps, il a estimé que cette phase «pourrait être transitoire». «Le renforcement de la demande intérieure et, en particulier, de la consommation pourrait signifier que la reprise économique en zone euro est en train d'accélérer», a-t-il souligné. Même s'il a reconnu que «des incertitudes» demeuraient. Elles sont liées en particulier aux prix élevés du pétrole brut, qui évoluent actuellement à leur plus haut niveau depuis quatre mois.