Des chiffres notés à Davos 49. Si le cycle de Doha de négociations commerciales internationales est conclu, les 49 plus pauvres pays ne paieront plus de droit de douane pour exporter leurs produits. Source: Peter Sutherland, auteur du rapport, «The Doha round: setting the deadline» 2020. L’âge moyen en Chine et aux Etats-Unis sera le même en 2020, 37-38 ans; en Europe et au Japon il sera de 47-48 ans; en Inde et au Moyen Orient, de 27-28 ans. Source: James Turley, PDG d’Ernst & Young 80%. C’est le pourcentage des patrons allemands qui se disent «très confiants» pour les douze mois qui viennent; «ils n’étaient que 20% il y a une année!» Source: PWC 600. Il existe dans le monde quelque 600 accords de libre-échange. Les Etats-Unis en ont signé moins de 20. Source: James Turley, d’Ernst & Young 1%. A la fin des années 60, 1% des Américains possédaient 20% de la richesse des Etats-Unis. Ce même 1% en possède aujourd’hui 47%. Source: Zhu Min. Le conseiller spécial au FMI 1/3. Aux Etats-Unis, seul un tiers des crédits est accordé par les banques. Source: Jamie Dimon, directeur général de JP Morgan (Frédéric Lelièvre) ■ Pourquoi la Suisse intéresse la Chine Vendredi midi à l’hôtel Esplanade de Davos, la Chine et la Suisse ont officiellement lancé les négociations pour un accord de libre-échange entre les deux pays. La deuxième économie mondiale n’est pas uniquement intéressée par le savoir-faire technique helvétique, explique John Quelch, nouveau doyen de la Chinese Europe International Business School à Shangaï. «La Chine veut engager des relations avec le monde entier. Son ministère des affaires étrangères dispose des ressources humaines pour mener de front des négociations avec tous les pays. C’est l’avantage de compter sur une population de bientôt 1,4 milliard d’habitants. La Chine s’intéresse à la Suisse aussi pour sa bonne compréhension de la gestion d’une devise. Pékin veut en outre renforcer ses liens avec les autres monnaies, pour contrebalancer le poids du dollar. On l’a vu dans son intervention dans la zone euro. La Chine adopte une approche étape par étape pour faire du renminbi une monnaie de réserve. Mais à un horizon de 20 ans.» Avant de partir pour la Chine, John Quelch a été vice-doyen de Harvard Business school et ancien doyen de la London Business School. (Frédéric Lelièvre) ■ La Chine veut écrire les règles A Davos, la Chine fête le dixième anniversaire de son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Depuis, son produit intérieur brut a doublé. «La Chine a payé beaucoup pour acheter son ticket d’entrée», a déclaré jeudi soir son ministre du Commerce, Chen Deming. En dix ans, son droit de douane moyen a été ramené de 15,3% à 9,8%, a-t-il détaillé. «Maintenant que nous avons utilisé les règles [de l’OMC], nous devenons un partenaire mûr pour concevoir les règles de l’Organisation», a-t-il ajouté. Pour Chen Deming, qui signe ce midi avec Johann Schneider-Ammann le lancement officiel de négociations commerciales entre la Chine et la Suisse la Chine, cet anniversaire «est un nouveau départ». Selon lui, la Chine veut mener le cycle de Doha pour «atteindre des résultats raisonnables». Lancées fin 2001, ces négociations commerciales sont aujourd’hui bloquées. (Frédéric Lelièvre) ■ Réformes en Chine Dans un panel à Davos, les économistes s’attendent à un vaste programme de privatisation en Chine pour stimuler la croissance intérieure et mobiliser l’épargne des ménages chinois. La Chine est dans une phase de transition et doit diminuer son exposition aux exportations. Par ailleurs, il est peu probable que le yuan s’apprécie fortement. (Pierre Veya) ■ Le retour de la cravate Il y a quelques années, en 2004, le WEF avait essayé de mettre à l’amende ceux qui portaient une cravate, pour détendre l’atmosphère et illustrer l’ouverture de l’esprit de Davos. La présence plus nombreuse des pays émergents fait revenir en force la tenue stricte de l’homme d’affaires, regrette un banquier.Un autre signe distinctif caractérise cette année les participants au Forum, l’iPad. Même Medvedev, le président russe, avait le sien. Il a lu dessus son discours mercredi soir. (Frédéric Lelièvre JEUDI 27 JANVIER 2011Les grandes banques se concertent Selon l’agence Bloomberg, plusieurs dirigeants des grandes banques mondiales, dont Bank of America Corp., Barclays Plc, Credit Suisse Group AG, JPMorgan Chase & Co. and UBS se sont rencontrés en marge du Forum économique mondial (WEF) pour discuter de l’évolution de la régulation financière. Cette réunion intervient à la veille de l’arrivée du secrétaire d’Etat au Trésor américain Timothy F. Geithner. Cette réunion de travail vise à harmoniser leurs positions alors que se discutent avant le G20 la mise en place des nouvelles normes bancaires voulues par les membres du G20. (Pierre Veya) ■ Ne jamais dire jamais Bientôt 60 ans, ce couple de Mexicains est aussi monté dans une de ces navettes du WEF, qui permet de se déplacer au chaud à Davos. Lecteurs du «Temps», ils ont beaucoup apprécié l’éclairage sur Albert Gallatin, ils sortent de la conférence donnée par le président Sarkozy. «Il n’a pas arrêté de dire jamais, jamais, jamais, il ne laissera tomber l’euro… Cela me rappelle quand chez nous on disait, jamais, jamais, jamais le peso ne sera dévalué. On a vu ce qui s’est passé. Je crois qu’on ne devrait jamais dire jamais! Bon après-midi.» (Frédéric Lelièvre) ■ Déséquilibres européens? Regardez ceux des Etats-Unis! «Euro grounding», tel est le nom du débat à l’Open Forum ce midi, ouvert au public. Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE) est interrogé par plusieurs personnes de Davos et Zurich sur la survie et la cohérence de l’euro. «Ce n’est pas une crise de la monnaie euro, mais de la signature de certains membres», leur a-t-il répondu. Regardez les Etats-Unis, d’un poids comparable à celui de la zone euro, a-t-il ajouté. «En 2009, l’Etat qui a crû le plus vite était l’Oklahoma, à 6,6%. Le Nevada se contractait de 6,4%. Cela fait 13 points de différence! Prenez l’emploi. Le Dakota du Nord affiche un taux de chômage de 4,3%, le Michigan 13,6%», a-t-il détaillé. Nouriel Roubini, également présent, n’a pas contesté ces chiffres, mais précisé que la mobilité du travail aux Etats-Unis de même que l’union budgétaire et fiscale en font une économie plus proche d’une zone monétaire optimale que ne l’est la zone euro. (Frédéric Lelièvre) ■ Le prix des denrées alimentaires Le président indonésien s’est montré, lui aussi, inquiet de l’augmentation du prix des denrées alimentaires, quelques minutes avant que le président français Nicolas Sarkozy intervienne également sur le sujet. A Davos, les prix agricoles inquiètent d’autant plus que tout le monde a en tête ce qui s’est passé en Tunisie. Dans un panel, le journaliste du New York Times Thomas L. Friedman, a estimé que ce type de soulèvements politiques allait se multiplier à l’avenir. «Ce n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend» si nous ne prenons pas garde à l’envolée du prix des matières premières dans des régions où elles ont un impact important sur les revenus domestiques. (Pierre Veya) ■ La solution au prix élevé de l’alimentation «Il ne fait aucun doute que la raréfaction de l’eau a un impact sur le prix des matières premières [agricoles] et de l’alimentation, a constaté Peter Brabeck. L’initiative de WEF sur l’eau l’avait prévu en 2004 et 2005 déjà mais personne ne voulait alors le voir.» «En Tunisie et en Égypte, tout est parti des prix élevés de la nourriture», a observé le président de Nestlé. Pour calmer l’envolée des cours, le président de Nestlé a une solution: «Pas d’alimentation pour les carburants.» «Ce n’est pas en régulant la spéculation (ndlr: comme le propose la France au G20), mais en réglant les problèmes de base», que l’on pourra lutter efficacement contre la volatilité du cours des matières premières. Les Etats doivent, assurent Peter Brabeck, cesser de subventionner les biocarburants, pour réorienter les cultures, comme celle du maïs ou de la cane à sucre, du marché de l’énergie vers celui de l’alimentation. (Frédéric Lelièvre) ■ Tous les banquiers ne sont pas pourris L’homme de la rue estime souvent qu’il a contribué, avec ses impôts, à sauver les banques, qui maintenant vont très bien; mais lui a perdu son travail, expliquait ce matin le modérateur d’une conférence, qui a demandé à Jamie Dimon d’expliquer la situation. Pour le responsable de la banque américaine JP Morgan, on parle trop «des banquiers en général. Les banquiers ne sont pas tous les mêmes, certains sont irresponsables, d’autres pas. […] Il faut pouvoir laisser partir en faillite des banques. Lehman Brothers aurait pu faire faillite si ses problèmes avaient eu lieu en 2005. En 2008, il y avait toute une conjonction de facteurs.» Jamie Dimon a fait «preuve de responsabilité». «Nous aurions pu quitter l’Europe et rapatrier nos fonds. Mais nous avons choisi de rester, et d’accompagner nos clients.» Aux Etats-Unis, il a soutenu que les banques ont augmenté le montant des crédits qu’elles accordent. Par ailleurs, il estime que sa banque pourrait «aujourd’hui faire faillite sans provoquer de problème systémique, si la faillite est menée de manière organisée». (Frédéric Lelièvre) ■ La vision du MIT La présidente du MIT Susan Hockfield est arrivée à Davos avec un message positif. Le monde dispose des technologies qui permettront de lutter efficacement contre le réchauffement climatique et d’améliorer l’usage des ressources naturelles. Sa prestigieuse école a mis en place une politique de recherche ambitieuse en 2006. Mais, devant ses invités, elle a déploré l’absence d’une politique énergétique cohérente aux Etats-Unis qui ont des atouts dans les technologies vertes mais n’ont toujours pas adopté un cadre économique favorable à leur développement. «Le plus inquiétant: le réchauffement climatique n’est plus à l’agenda politique aux Etats-Unis». Faute de pouvoir investir localement, les entreprises se tournent de plus en plus vers la Chine et l’Europe. «A terme, c’est notre base scientifique qui va quitter ce pays», a relevé l’un des chercheurs du MIT. (Pierre Veya) ■ La taxe sur les transactions financières mal partie Ce matin, le président Sarkozy vient présenter son agenda pour le G20. On en connaît les grandes lignes, qu’il a déjà annoncées lundi passé. Parmi ses ambitions se trouvent un financement «innovant», une taxe sur les transactions financières. Cette idée a été balayée mercredi soir par son homologue russe. Pour Dmitri Medvedev, c’est non, a-t-il déclaré, car cela va à l’encontre de la liberté du commerce. Le Russe a d’ailleurs annoncé espérer rejoindre l’Organisation mondiale du commerce cette année, «mes partenaires me l’ont promis». Il a encore indiqué préparer l’adhésion à l’OCDE, et construire un espace d’échange avec l’Union européenne. (Frédéric Lelièvre) MERCREDI 26 JANVIER 2011Deux Russie Après la conférence de presse d’Igor Schin, vice-premier ministre russe qui parlait au nom de Rosneft et BP, quel contraste avec le discours de Dmitri Medvedev, qui a voulu séduire le parterre de décideurs par un contenu très économique et qui veut s’ouvrir au monde. «Ce sont les deux Russies, l’ancienne, et la nouvelle», note un participant du Forum. L’ancienne qui contrôle tout, la nouvelle qui veut réussir son développement économique. (Frédéric Lelièvre) ■ Conférence à la Russe Cet après-midi, BP et Rosneft ont signé devant la presse un accord de «coopération stratégique». Le président et le directeur général du géant anglais du pétrole et celui de leur partenaire public russe étaient présents, mais ils n’ont pratiquement rien dit. Car le seul qui pouvait expliquer la portée de l’accord, dans un silence que l’on pouvait sentir un peu gêné de la part des dirigeants de BP, était le vice premier ministre Igor Sechin, aussi présent. Étonnamment, la Russie est pour le moment peu évoquée lorsque les spécialistes parlent de la croissance des pays émergents. Raison pour laquelle, l’officiel russe profitait de l’occasion pour prier les investisseurs étrangers de s’intéresser à son pays. (Frédéric Lelièvre) ■ La valeur du dollar A Davos, le sort de l’économie américaine est l’un des sujets qui fâchent. En particulier les Chinois. Les Américains les accusent de manipuler la valeur de leur monnaie et de profiter ainsi d’un avantage comparatif indu. Selon le professeur Fred Bergsten, si le dollar ne peut pas dévaluer vis-à-vis du yuan, il dévaluera vis-à-vis des autres monnaies en particulier par rapport à l’euro et au franc suisse. Or, selon le professeur, le yuan est sous-évalué vis-à-vis du dollar principalement. Les économistes ne sont pas d’accord entre eux: certains parlent de 10%, d’autres de 40%. Lors d’un panel, le représentant chinois admet une part de vérité dans la sous-évaluation du yuan mais demande un peu de temps et refuse de se plier aux injonctions américaines. Et se fait menaçant: «Nous n’avons plus confiance dans votre capacité de vous endetter». A suivre le débat, une nouvelle crise sur la valeur dollar semble programmée. (Pierre Veya) ■ Le discours du président Obama Il est beaucoup question à Davos du discours du président Obama. Les économistes et hommes d’affaires qui s’expriment estiment qu’il a fait un bon diagnostic de la situation et des défis qui attendent la plus grande économie du monde. Mais il manque l’essentiel: un programme concret, une feuille de route précise et une capacité politique pour la mettre en œuvre. Plus fondamentalement, les participants estiment que les Etats-Unis ont un problème trop longtemps négligé: une main-d’œuvre qualifiée, à même de faire face au progrès de l’Asie qui grimpe dans la chaîne de la valeur ajoutée. (Pierre Veya) ■ Des «visas start-up» «Le problème avec les jeunes étrangers qui viennent se former dans nos universités, c’est qu’ils doivent rentrer chez eux après leurs études alors qu’ils aimeraient rester chez nous pour créer une société. Alors que nous manquons de personnel qualifié, nous avons besoin d’un visa start-up.» L’idée d’Ariana Huffington, la créatrice du site américain Huffingtonpost.com, exposée ce matin lors d’un débat séduit. Plusieurs participants interrogés à Davos pensent que cela tombe sous le sens. Un Suisse estime que cela devrait être fait pour les étudiants qui sortent de l’EPFL ou de l’EPFZ. (Frédéric Lelièvre) ■ Protectionnisme La situation économique divergente entre les grandes puissances des pays riches et les succès des pays émergents est une source de grande inquiétude. Laurence Parisot, présidente du Medef (patronat français). «Le plus grand risque c’est que les populations et les responsables politiques choisissent le repli sur leur économie nationale» (Pierre Veya) ■ «Il ne faut pas rapatrier les usines délocalisées» «Jusqu’à la crise, il n’existait pas de preuve que les délocalisations conduisaient à une réduction des emplois, constate Laura Tyson, professeur d’économie à l’Université de Californie. Aujourd’hui, la crise a changé la nature des emplois accessibles aux Américains. Les salaires réels chutent. Ce qui manque, ce sont de bons emplois, bien payés. C’est aussi un problème de formation, et le discours sur l’état de l’Union de Barack Obama va de ce point de vue dans le bon sens.»

«Il faut que les pays développés se demandent quels emplois payés 20 dollars ils peuvent créer, par rapport à ceux à 2 dollars dans les marchés émergents, complète Zhu Min, conseiller du FMI. Ils ne doivent pas faire revenir les usines chez eux, mais réfléchir à des emplois à forte valeur. (Frédéric Lelièvre)

La peur des riches Les participants aux différents forums sortent. «Ce qui me frappe, confie l’un d’eux, c’est le fait que le poids du monde n’est clairement plus en Occident. La croissance est ailleurs, les gisements d’emplois également et même les champions de l’innovation prennent peur». Et un autre participant d’ajouter: «Vous voulez dire le risque d’appauvrissement relatif des pays riches va devenir la préoccupation majeure du monde alors que le grand écart entre riches et pauvres nous a tant occupé ces dernières années? «. «Oui, exactement». Allons manger. (Pierre Veya) ■ Le rêve américain «En Asie, les gens rêvent d’une grande maison, d’une grosse voiture, bref de l’«american way of life». Or nous savons que nous n’avons pas assez de ressources [naturelles pour réaliser ce rêve]», a déclaré mercredi Zhu Min. Le conseiller spécial au FMI s’est aussi inquiété de la montée des inégalités: «à la fin des années 60, 1% des Américains possédait 20% de la richesse des Etats-Unis. Ce même 1% en possède aujourd’hui 47%. Le monde ne fait pas assez attention à la répartition, à la redistribution des richesses.» (Frédéric Lelièvre) ■ Système financier stabilisé

Dans un panel à Davos, réunissant des banquiers d’affaires et des membres des autorités de régulation financière, un large consensus existe pour dire que le système financier est stabilisé. Mais, tout le monde reconnaît que les Etats sont placés devant un défi majeur: la régulation va à l’encontre de la croissance. Les banques d’affaires, qui ont retrouvé cette année une plus grande assurance, certains diront de l’arrogance, dénoncent une régulation qui ne touche pas de vastes secteurs financiers non régulés. Enfin l’inflation est perçue comme la prochaine grande menace. Déclaration de l’autorité de régulation financière chinoise: «La Chine n’a plus besoin d’une croissance économique à deux chiffres. Nous avons clairement tourné le dos à de tels taux en 2011». (Pierre Veya) ■ Bientôt le «G0» Le G20? «Je crois que nous allons plutôt vers un monde avec un G0, c’est-à-dire sans leader, parce que les membres du G20 ne parviennent pas à s’entendre», a déclaré ce matin Nouriel Roubini. Le professeur d’économie de l’Université de New York a par ailleurs livré son analyse pour la croissance mondiale: «Le risque de déflation et de rechute («double dip») a diminué par rapport à il y a une année». En 2011, au contraire, l’inflation devient un problème, non seulement dans les pays émergents, mais aussi dans les économies développées. Enfin, la crise de la zone euro constitue «une des plus grandes menaces pour l’économie mondiale. L’Europe a besoin d’une restructuration ordonnée et rapide de la dette des Etats en difficulté. Ils ne l’ont prévu qu’après 2013, c’est trop tard.» (Frédéric Lelièvre) ■ Un nouveau centre de congrès Après une nuit de neige, Davos a remis un manteau blanc qui avait en parti disparu. La 41e réunion annuelle du Forum économique mondial s’ouvre dans 1h00 ce mercredi matin dans un centre des Congrès agrandi. Près de 38 millions de francs ont été dépensés pour faire passer sa capacité d’accueil de 3000 à 5000 personnes. L’entrée principale a changé de place, et ne se trouve plus sur Promenade, mais Talstrasse, une rue parallèle située en contrebas. Tout en bois, l’entrée est assez massive. Il était impossible de le visiter mardi soir.

Hans Peter Michel, le président de Davos y voit là un «investissement pour le futur» de sa ville, déclarait-il en novembre à Swissinfo. Le site web mentionnait une étude de l’université de StGall qui estimait à 55 millions de francs les retombées de chaque réunion du WEF dans la station grisonne. (Frédéric Lelièvre)