Davos, 17 janvier, 20h30. A la station-service et son magasin Pronto de la Talstrasse, il y a foule. C’est l’heure des chauffeurs. Ils viennent faire le plein de carburant et de sandwichs avant de retourner dans les bouchons, car leur soirée est loin d’être terminée. Le Forum économique mondial (WEF) s’est officiellement ouvert quelques heures auparavant, signant le grand retour en chair et en os des dirigeants dans la ville grisonne en janvier. Les limousines et minibus noirs avancent moins vite que les piétons emmitouflés, dessinant dans la nuit une bande rouge et blanc qui encercle la zone des événements dans la ville blindée.