A l’heure où la pandémie réduit la consommation mondiale d’hydrocarbures et où, en Suisse, une révision de la loi sur le CO2 est adoptée, la théorie du pic pétrolier refait surface. Elle désigne le moment où l’extraction mondiale de brut doit avoir atteint son sommet et se mettre à décliner, par épuisement des ressources ou faute de demande.

La demande en pétrole pourrait ne pas retrouver son niveau d’avant la pandémie et décliner pendant des décennies, a envisagé le groupe BP à la mi-septembre. Le négociant genevois Trafigura a fait savoir le même jour qu’il anticipait un surplus de brut cet automne. «Nous n’avons pas besoin de plus de pétrole», a renchéri le patron de Mercuria jeudi.