L’école internationale Haut-Lac à Saint-Légier (VD) voit arriver Debiopharm Investment dans son capital. Après les cours en ligne pour entreprises avec la start-up Coorpacademy la semaine dernière, le groupe pharmaceutique lausannois investit à nouveau dans la formation et l’éducation. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, mais la prise de participation est minoritaire. Ainsi, la direction actuelle reste en place et maîtresse de la stratégie.

Pour Jean-Louis Dubler, directeur de l’administration et des finances de l’école, le choix de l’investisseur s’est fait sur des valeurs: «Nous avons rencontré un dirigeant et un groupe qui correspondaient parfaitement à nos attentes, notamment avec une vision à long terme. De plus, ce partenaire est solide financièrement, ce qui nous offre une garantie pour l’avenir.»

L’établissement de Saint-Légier, qui avait démarré avec 13 élèves en 1993 à Vevey, compte aujourd’hui 630 élèves âgés de 3 à 18 ans. Détenu par les familles Dubler et Harwood, il dispense des formations de la crèche jusqu’au programme du baccalauréat international. Cet été, il a achevé un grand chantier avec la réalisation d’un nouveau campus, dans lequel 32 millions de francs ont été injectés. Sur quatre étages, le bâtiment comprend notamment une trentaine de salles de classe, une bibliothèque, un réfectoire ainsi qu’une triple salle de sport.

«Depuis dix ans, nous avons investi dans deux campus modernes sur la commune de Saint-Légier, et l’engagement de Debiopharm nous permettra donc de sécuriser l’ensemble», poursuit le responsable des finances. La croissance devrait toutefois continuer, mais pas à un rythme effréné. «Nous voulons conserver notre caractère familial, car c’est ce qui nous distingue des autres grandes écoles internationales de l’Arc lémanique, assure Jean-Louis Dubler. Ainsi, sur nos deux campus actuels, nous pourrions accueillir quelque 850 élèves, mais cela se fera à un horizon de sept à huit ans.»

Séduit par la qualité du management et des éducateurs, Thierry Mauvernay, administrateur délégué de Debiopharm, n’est pas resté insensible à l’école Haut-Lac. «Elle représente un atout considérable pour le développement international de la région», écrit-il dans le communiqué. Et ce ne sont pas les expatriés du géant Nestlé qui le contrediront.