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Diagnostic

Debiopharm s’empare d’un savoir-faire de la start-up Spinomix

La technologie facilite la recherche de bactéries

Debiopharm s’empare d’un savoir-faire de la start-up Spinomix

Diagnostic La technologie lausannoise facilite la recherche de bactéries

Debiopharm International a repris une technologie développée par Spinomix, une start-up lausannoise basée à l’Innovation Park de l’EPFL. Ce savoir-faire – dénommé FibroTrap – permet de révéler rapidement dans un échantillon sanguin la présence de bactéries même en de très petites quantités. La société vaudoise Debiopharm a acquis ce savoir-faire pour un prix non dévoilé. «Nous détenions déjà 27% de Spinomix, a précisé Thierry Mauvernay, administrateur délégué de Debiopharm Group. Nous sommes maintenant seuls propriétaire de cette technique qui permet d’avoir des résultats en moins d’une heure. Nous espérons créer des synergies avec nos plateformes de diagnostic.»

Le savoir-faire de Spinomix, une start-up de dix personnes fondée en 2005 par Amar Rida, repose sur des tubes de collecte d’échantillons d’un nouveau genre. A la place d’être passifs, ceux-ci contiennent des protéines lyophilisées. Il s’agit de fibrinogène, une protéine possédant des vertus cicatrisantes. En introduisant l’échantillon à analyser (sang, urine, aliments, etc.) dans le tube, les agents infectieux, bactéries ou virus à analyser vont automatiquement s’agglomérer. «C’est comme un aimant qui attirerait des aiguilles tombées dans une botte de foin, compare Thierry Mauvernay. Cette technologie, qui devrait être sur le marché d’ici 18 à 24 mois, pourrait s’avérer révolutionnaire dans le traitement des échantillons autant en diagnostic clinique que dans l’industrie agroalimentaire.»

Résistance aux antibiotiques

Actuellement, il faut faire «pousser» ces bactéries dans des boîtes de Petri et attendre entre un à deux jours pour obtenir des résultats. Ce processus prend du temps. Cette mise en culture n’a ainsi pas toujours lieu. Si une personne souffre, par exemple, d’une angine à streptocoques, son médecin lui prescrira très souvent des antibiotiques à large spectre. «Pour lutter contre le problème de résistance aux antibiotiques, il faut se tourner vers des antibiotiques qui visent la bonne cible», explique Thierry Mauvernay. Le groupe lausannois Debiopharm y travaille avec trois traitements ciblés en cours de développement.

Du côté de Spinomix, la société poursuivra ses activités et se consacrera à la commercialisation d’une autre technologie, dénommée Mag­Phase. Elle facilite l’extraction de certaines molécules cibles, notamment l’ADN, à partir d’échantillons sanguins ou alimentaires. Ceux-ci sont mis en contact avec des canaux microfluidiques gravés sur des cartes conçues par Spinomix. Puis ils sont acheminés vers des billes aimantées, capables d’attraper les cibles recherchées.

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