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Déménagement de Bulgari de Neuchâtel à Dublin, 40 emplois menacés

Le centre neuchâtelois de la marque du groupe LVMH devrait être déplacé à Dublin d’ici à la fin de l’année. Un déménagement en Irlande a été proposé à une quarantaine de collaborateurs

Le groupe Bulgari, actif notamment dans l’horlogerie et la joaillerie, veut délocaliser son unité logistique de Neuchâtel à Dublin d’ici à la fin de l’année. Une quarantaine d’employés seraient touchés.

«Nous avons proposé à tous les collaborateurs de nous suivre en Irlande où nous créons 50 postes», a déclaré vendredi à Keystone-ATS Jean-Christophe Babin, directeur général de la marque, confirmant une information de 20 minutes. «Nous sommes conscients que ce déménagement n’est toutefois pas possible pour tout le monde pour des raisons familiales notamment.»

Rencontres avec Unia planifiées

Le directeur ajoute que Bulgari fera «tout son possible pour organiser un redéploiement du personnel dans la société ou au sein des marques du groupe LVMH», son propriétaire. «Et si cela ne fonctionne pas, on aidera les collaborateurs à trouver des solutions de reclassement dans d’autres entreprises de Neuchâtel.»

Des rencontres ont déjà été planifiées avec Unia. Le groupe Bulgari, qui est actif également dans la maroquinerie et la parfumerie, emploie 550 personnes en Suisse, dont 350 à Neuchâtel.

L’Irlande plus propice au commerce en ligne 

Au niveau mondial, le département logistique de Bulgari est réparti sur plusieurs sites. A Neuchâtel, la marque stocke les montres, produites en Suisse, mais surtout la joaillerie, produite en Italie. «L’idée est de regrouper ces stocks dans notre site logistique principal de Dublin», ajoute Jean-Christophe Babin.

Notre interview de Jean-Christophe Babin en mars 2018: «Le franc fort a été positif pour Bulgari»

Le regroupement pourra ainsi être «plus réactif et plus souple face aux demandes des clients». Cela permettra aussi d’éviter l’incertitude liée à la conversion de devises. «Certains produits sont fabriqués en Europe, donc comptabilisés en euros, puis stockés en Suisse en francs, puis vendus en Europe en euros», détaille le directeur général.

Ce dernier ajoute que le fait que la Suisse n’est pas dans l’Union européenne a aussi joué un rôle dans la décision de transfert. Avec le développement du commerce en ligne, il est «important d’être dans la même zone douanière» et d’avoir une TVA uniformisée. «Cela permet d’être plus rapide et de simplifier des procédures», note-t-il.

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