Dans son édition sortie mardi, Bilan estime que quatre membres du conseil d'administration d'Adecco, né en 1996 de la fusion d'Adia et d'Ecco, vont le quitter. Les démissionnaires appartiennent au clan Adia qui ne parvient pas à s'entendre avec celui d'Ecco.

Johann Christian Jacobs (fils de Klaus, l'ancien propriétaire d'Adia, et aussi membre du comité de nomination et de rémunération du groupe), Conrad Meyer (également président du comité d'audit et de finance), Andreas Schmid (membre du comité d'audit et de finance, et aussi président du conseil d'administration de Kuoni, Unique et Barry Callebaut), et enfin Ernst Tanner (membre du comité d'audit et de finance, président et directeur général de Lindt & Sprüngli) mettraient à disposition leur mandat, qui arrive à échéance à l'assemblée générale prévue le 21 avril, comme c'est le cas pour l'ensemble du conseil d'administration. L'un d'eux reconnaît ne pas avoir «réussi à faire sauter [le] blocage» entre les deux clans. Selon le mensuel économique, le président du conseil d'administration, John Bowmer, ne devrait pas non plus voir son mandat renouvelé. La recomposition du conseil d'administration pourrait permettre le retour de Klaus Jacobs.

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Contactée à Zurich, la direction du numéro un mondial du travail temporaire se refuse à tout commentaire. Elle n'est par ailleurs toujours pas en mesure d'indiquer la date à laquelle elle publiera les résultats du groupe. Le 12 janvier dernier, Adecco avait annoncé différer leur publication en raison d'une enquête interne. Depuis, le responsable des finances a démissionné et le groupe a précisé n'avoir trouvé aucune preuve d'irrégularités susceptibles de produire des effets financiers significatifs.