Le coronavirus qui a totalement paralysé la Chine pendant un mois a relancé le débat autour de la démondialisation, un concept qui milite pour un retour des entreprises délocalisées, principalement en Chine.

Au départ, il s’articulait autour de conditions de travail dans ce pays à bas revenus, où les coûts sociaux et écologiques ne sont toujours pas intégrés dans le prix payé par le consommateur. Devenue l’atelier du monde au fil de ces vingt dernières années, elle a accueilli des milliers d’unités de production d’entreprises américaines, européennes et japonaises. En 2004, le «made in China» représentait 4% des marchandises pour la consommation mondiale. En 2020, 20%.