Mise en cause dans le cadre de l'affaire de corruption au sein du groupe Volkswagen, la société neuchâteloise Impeesa SA a réfuté les accusations qui étaient portées contre elle. «Impeesa n'a pas servi de holding, et elle ne constitue pas non plus une partie d'un réseau de sociétés», s'est-elle défendue dans un communiqué. «Nous ne comprenons pas pourquoi le nom d'Impeesa est apparu dans la presse allemande, c'est une société étrangère aux activités dont on l'accuse. C'est une entreprise sérieuse de conseil et de placement de fonds, notamment pour le compte de fonds de pension», s'étonne son avocat neuchâtelois, Me Richard Calame, en l'absence de son président Ralf Otto.

«Aucune enquête n'a été ouverte en Suisse contre Impeesa ou une de ses sociétés», selon Me Calame. Celui-ci admet qu'Impeesa a été approchée par des collaborateurs de VW, mais il n'y aurait pas eu de suite. Selon le quotidien Süddeutsche Zeitung, qui avait révélé la mise sur pied d'un réseau de sociétés-écrans par l'ancien directeur de Skoda, celui-ci aurait acheté à Impeesa une société vide, EE Investment AG, domiciliée à la même adresse. Ce qui expliquerait pourquoi le nom de la société neuchâteloise figurerait dans le dossier du Parquet de Brunswick. «EE Investment a été vendue, mais pas à VW», confirme Me Calame.

Le Parquet de Brunswick n'enquête pas sur les sociétés en Suisse, selon son porte-parole, qui n'exclut pas l'extension des investigations.