Les derniers paradis fiscaux récalcitrants

C’est un rituel à l’issue de chaque Forum fiscal mondial. Quels pays ou juridictions sont les mieux classés en termes d’échange d’informations? Et lesquels, au contraire, refusent toujours d’adopter les nouvelles normes OCDE? La Suisse, mise à l’index en juin 2009 dans la «liste grise» du G20 de Londres, en garde un amer souvenir…

A Berlin, ce mercredi, une dizaine de points rouges devraient s’allumer sur le planisphère des ultimes places non coopératives. Y figureront, sauf changement, une série d’îles ou de pays côtiers du Pacifique et des Caraïbes, familiers de l’industrie financière offshore. Antigua, les Bahamas, Belize, les îles Cook, Nauru, Saint-Martin, Trinidad et Tobago devraient être montrés du doigt. Les médias locaux du richissime sultanat de Brunei – dont le souverain est, entre autres, propriétaire des hôtels Dorchester, incluant le Richemond à Genève – et de l’émirat de Bahreïn se sont par ailleurs fait l’écho du refus de leurs autorités d’accroître leur coopération fiscale. Plus important, l’OCDE s’efforçait encore ces derniers jours de convaincre deux places financières plus fortes de coopérer davantage: Panama et les Emirats arabes unis.