LIVRE

Les dessous de la fusion UBS/SBS décortiqués

«Le cas UBS» sort aujourd'hui en librairie, expliquant comment l'UBS a été «sacrifiée»

La fusion entre l'Union de Banques Suisses (UBS) et la Société de Banque Suisse (SBS) aura fait couler beaucoup d'encre. Ce n'est pas Dirk Schütz qui dira le contraire.

Ce journaliste et rédacteur en chef adjoint du mensuel alémanique Bilanz a voulu dévoiler les motivations cachées de cette «fusion du siècle». Le résultat: Der Fall UBS (Le cas UBS), un polar financier de 250 pages qui sort aujourd'hui en librairie.

Le 8 décembre 1997, l'annonce du mariage entre la SBS et l'UBS secoue la Suisse. Comment l'UBS, la plus grande banque suisse, a dû capituler devant sa cousine bâloise? Quelle est la responsabilité du patron de l'UBS, Mathis Cabiallavetta? Autant de questions auxquelles Le cas UBS essaie de répondre.

Regrets

Pendant quatre mois, le journaliste de Bilanz a interviewé une trentaine de collaborateurs, anciens ou actuels, de l'UBS. La plupart ont désiré rester anonymes et regrettent que leur banque ait été «sacrifiée». En été 1997, Mathis Cabiallavetta refusait en effet de fusionner. Mais, en octobre, il changeait d'avis et acceptait l'offre de son ami Marcel Ospel, patron de la SBS.

Pour Dirk Schütz, ce revirement s'explique par la débâcle des produits dérivés. Mathis Cabiallavetta a omis de développer un système efficace de contrôle des risques dans l'activité des dérivés. Résultat: «Des pertes de 617 millions de francs à Londres», affirme le journaliste pour qui l'UBS a été gérée comme «un club de copains».

«Der Fall UBS» est disponible en librairie pour 37,80 francs. Il peut aussi être commandé auprès de Verlag Bilanz,CP, 8021 Zurich, ou fax 01/448 76 65.

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