Le bénéfice net de la Deutsche Bank atteint 5 milliards d’euros en 2009, après une perte de 3,9 milliards l’année précédente, selon un communiqué. Au dernier trimestre, le résultat s’élève à 1,3 milliard d’euros. Il déçoit les marchés, notamment dans la banque d’investissement où les marges sont en recul. L’action baisse légèrement en réaction à la présentation à la presse.

Le résultat est inférieur aux prévisions, aussi bien dans le négoce d’actions que d’obligations, ou le conseil. Le groupe bénéficie en outre d’un crédit d’impôt de 554 millions, selon les analystes d’Helvea.

Par contre les fonds propres rassurent et laissent supposer que le groupe de Josef Ackermann n’aura pas besoin de lever de nouveaux fonds. Le ratio de fonds propres (Tier 1) est de 12,6%, contre 10,1% à la fin 2008. Le dividende sera accru de 50 à 75 cents.

La première banque allemande, qui n’a pas fait appel à l’Etat durant la crise, annonce avoir augmenté de près de 18% la rémunération de son personnel l’an dernier, à la faveur de bons résultats annuels, alors que la polémique mondiale sur les bonus des banquiers est toujours virulente.

Les frais de personnel ont représenté 11,3 milliards d’euros en 2009, contre 9,6 milliards d’euros en 2008. «La rémunération variable a augmenté conséquemment à un meilleur résultat opérationnel», justifie un communiqué. La taxe britannique sur les bonus des banquiers a quant à elle coûté 225 millions d’euros.