La banque allemande Deutsche Bank a indiqué mercredi avoir pris acte du rejet par la Réserve fédérale (Fed) de ses plans de rémunération des actionnaires, tandis que Morgan Stanley a assuré qu'elle effectuerait les correctifs exigés.

La filiale américaine de Deutsche Bank et celle de l'établissement espagnol Banco Santander ont échoué pour la deuxième fois consécutive mercredi aux tests de résistance de la banque centrale américaine dont le but est de s'assurer que les grandes banques ont les reins solides pour résister à une nouvelle crise aigüe.

Lire aussi: Deutsche Bank et Santander recalés aux tests de résistance de la Fed

Si elle a reçu le feu vert pour choyer ses actionnaires, la banque d'affaires américaine Morgan Stanley a été priée de corriger certaines «faiblesses» et de soumettre un nouveau plan de distribution de liquidités (distribution de dividendes et rachats d'actions) d'ici fin 2016, une première.

«Le niveau de liquidités de Deutsche Bank Trust Corporation n'a jamais été remis en question», a réagi Bill Woodley, le numéro deux de Deutsche Bank dans les Amériques, cité dans un communiqué. «Nous sommes touchés de voir que la Réserve fédérale a reconnu nos progrès et allons appliquer les leçons apprises cette année afin de renforcer notre projet de liquidités pour les prochains tests», a-t-il tenu à relever.

Des résultats qui impactent la crédibilité des banques

Chez Morgan Stanley, le feu orange n'a pas empêché la banque d'annoncer dans l'immédiat une hausse de 5 cents du dividende trimestriel qu'elle compte verser à ses actionnaires et une augmentation à 3,5 milliards de dollars, contre 2,5 milliards auparavant, du programme de rachats d'actions, qui est un moyen indirect de rémunérer ses actionnaires. «Nous sommes déterminés à répondre aux craintes de la Fed (...) et nous engageons à respecter le calendrier qui nous a été donné», a souligné le PDG James Gorman, cité dans un communiqué.

Lire aussi: Morgan Stanley verse 2,6 milliards pour solder des poursuites

Santander a fait pour sa part profil bas. «Nous avons fait des progrès mais notre projet interne de distribution ddeutschee liquidités, nos tests de résistance internes, notre gouvernance et nos contrôles requièrent encore des améliorations pour répondre aux attentes des régulateurs», a déclaré Scott Powell, le patron de la banque aux Etats-Unis. Cet échec «n'affecte pas notre capacité à servir nos clients», a-t-il ajouté.

Le fait d'échouer aux tests de résistance n'entraîne pas de sanctions mais altère la crédibilité de ces géants bancaires. C'est la deuxième fois de suite que Deutsche Bank échoue à ces tests qui sont à leur sixième édition, tandis que Santander en est à son troisième revers consécutif.

Lire aussi: Les grandes banques souffrent de l’émergence de nouveaux risques