Gestion de fortune

Deux banques genevoises dans le Top 25 mondial de la gestion

UBS est leader mondial de la gestion privée, Credit Suisse 4e, Pictet 14e et Lombard Odier 24e, selon le classement de Scorpio. De nombreux instituts souffrent d’une baisse des actifs. Ce qui n’est pas le cas de Pictet

UBS reste leader incontesté de la gestion de fortune mondiale, au classement 2016 (calculé en dollars) de l’institut de recherche britannique Scorpio, fondé sur l’interview de 75 000 millionnaires, milliardaires et de 12 500 professionnels de la gestion, publié jeudi dernier.

La banque de Sergio Ermotti subit toutefois une baisse de 1% des actifs sous gestion en 2015, à 1737,5 milliards de dollars. En réalité l’écart s’est creusé entre les trois premiers, seules banques dépassant les 1000 milliards de dollars d’actifs, et les autres. Et le total des actifs gérés par les 4e et 5e du classement est inférieur à celui du 3e.

UBS subit une réduction de 1% des actifs en 2015, contre 2% pour le deuxième, JP Morgan et 2,8% le troisième, Morgan Stanley. Le quatrième, Credit Suisse, souffre d’un recul de 7,2%, et le cinquième, Royal Bank of Canada, de 11,9%.

Des augmentations en Suisse, en Espagne et en Chine

Dans son analyse, Scorpio explique que la croissance des actifs s’est ralentie et que «l’industrie de la gestion s’apprête à affronter des temps difficiles». Au total, les actifs gérés de toutes les banques considérées reculent de 1% et celui du top 25 de 1,7%.

Mais Pictet et Julius Baer tirent leur épingle du jeu et présentent une augmentation de leurs actifs. Le gérant genevois, 14e, progresse de 0,3% à 239,2 milliards de dollars, et la banque zurichoise, 11e, de 2,9%. Toujours en Suisse, Safra Sarasin occupe le 19e rang avec un recul de 8,9% et Lombard Odier le 24e (-1,7%).

Les autres progressions sont l’œuvre des instituts chinois tels que China Merchants Banks (+57,8%) et ICBC (+28,9%) ainsi que de l’espagnole Santander (+5,7%) et de quelques banques américaines, dont Goldman Sachs (+1,7%), la banque qui vient d’engager l’ex-commissaire José Manuel Barroso. La hausse de 33% de l’argent frais des banques de gestion est donc fortement «chinoise», alors que l’argent frais est en recul de 6,9% pour l’ensemble des banques.

Scorpio met en exergue la nette amélioration de l’efficience des grands instituts. Leurs charges d’exploitation diminuent de 2,4%, alors que les coûts de l’ensemble des banques augmentent de 1,4%. Le rapport entre les charges et les revenus est de 5 points inférieur dans le Top 25 à celui de l’ensemble des banques (75,1% contre 80%).


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