Le premier groupe sidérurgique japonais, Nippon Steel, et son compatriote du même domaine Sumitomo Metal Industries, numéro trois, ont annoncé jeudi un projet de fusion aux environs d’octobre 2012, un rapprochement présenté comme le plus important en dix ans dans ce secteur au Japon. Ils envisagent de définir les détails de ce rapprochement dans les prochains mois et de signer un accord définitif aux alentours d’avril 2012 pour achever l’opération six mois plus tard, ont-elles annoncé jeudi.

Les deux groupes disent espérer de la sorte accélérer leur stratégie internationale en capitalisant sur les atouts de l’un et de l’autre. «Nous voulons être les plus compétitifs au niveau mondial sur tous les plans: technique, qualité et prix», ont-ils insisté. Ils visent à des économies d’échelles pour faire face à la hausse des coûts des matières premières.

Les deux entreprises estiment que la mise en commun des technologies, des structures d’approvisionnement, des équipements, des sites de production et de leurs directions leur permettra de gagner en puissance pour s’imposer comme le deuxième groupe mondial du secteur en termes de production d’acier, derrière le géant ArcelorMittal.Le chiffre d’affaires de Nippon Steel s’élève à 3500 milliards de yens (40,2 milliards de francs) et celui de Sumitomo à 1300 milliards.(14,9 milliards de francs).

Les activités annexes (ingénierie, développement urbain, chimie, etc.) devraient également être rapprochées dans le même objectif de renforcement de leur compétitivité internationale.

Nippon Steel et Sumitomo Metal sont deux entreprises qui se connaissent bien, ayant formé une alliance en 2002 et ayant des activités communes. Elles sont en outre chacune actionnaire de l’autre, Nippon Steel contrôlant 9,40% de Sumitomo Metal, lequel possède 4,2% de son allié.

Le Japon est le deuxième plus gros producteur d’acier au monde derrière la Chine.