Une liste de potentiels fraudeurs a été proposée au Ministère des finances du Bade Wurtemberg, selon la Frankfurter Rundschau samedi. La liste comprendrait les noms de banques et assurances. On cite UBS, Credit Suisse et l’assureur vie Generali. L’UBS a déclaré ne pas avoir connaissance d’une telle liste, selon la presse. Les clients ne se limiteraient pas au Land du Sud du pays, mais concerneraient l’ensemble de l’Allemagne.

Le porte-parole du Ministère, Bertram Dornheim, a confirmé l’information et qualifie la liste de «potentiellement intéressante». De premiers contacts auraient été noués au début 2009 et ils auraient été complétés ces derniers jours. Au sein du FDP, diverses personnalités se prononcent contre l’achat de CD volés. C’est maintenant le cas de Ulrich Goll, ministre de la justice et adjoint au ministre président, selon une interview au Bild am Sonntag. «Pour de telles données volées, aucun argent ne sera versé par le contribuable. Je pose mon veto», a-t-il déclaré.

Dimanche, la presse évoque un troisième CD volé. Cette fois il s’agirait de clients d’une petite banque suisse et d’un établissement du Luxembourg. L’information vient du Spiegel à paraître ce lundi.

Jeudi, le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie a déclaré avoir commencé des négociations concrètes pour l’achat d’un CD de potentiels fraudeurs. Cette liste comprendrait 1500 noms.

Quatre enquêteurs allemands auraient rendez-vous ce week-end en France pour se procurer le fameux CD. Le vendeur craindrait en effet d’être arrêté si l’opération se déroulait sur territoire allemand, selon le magazine Focus.

Enfin, selon la Süddeutsche Zeitung, sur la base de documents internes à la banque remontant à 2004, 90% des Allemands qui auraient placé leur argent au Credit Suisse effectueraient de l’évasion fiscale. Le quotidien cite le montant total de 34 milliards de francs. Le Credit Suisse dément et déclare ne pas en avoir connaissance.