Travail

Deux recours contre le paiement des heures supplémentaires aux Etats-Unis

Prévue au 1er décembre, cette application prévoit d'étendre le paiement des heures supplémentaires à 4,2 millions de salariés en plus. Elle vise à compenser la faible progression des salaires

Plusieurs Etats américains et organisations patronales ont introduit mardi deux recours en justice contre la décision de l'administration Obama d'étendre le paiement des heures supplémentaires à quelque 4,2 millions de salariés supplémentaires.

Mi-mai, le département du Travail (DoL) avait dévoilé une nouvelle régulation ouvrant le paiement d'heures supplémentaires aux salariés gagnant jusqu'à 47 476 dollars par an au-delà de 40 heures par semaine, alors que cette possibilité n'était réservée jusque-là qu'à ceux percevant jusqu'à 23 660 dollars.

«Ce seuil salarial va se traduire par une importante hausse du coût du travail et provoquer de nombreuses perturbations», a dénoncé dans un communiqué Randy Johnson, l'un des responsables de l'organisation patronale US Chamber of Commerce à l'origine d'une des procédures.

L'administration Obama dénonce des «tactiques d'obstruction»

Selon ce puissant groupement patronal qui agit au nom d'une cinquantaine d'organisations professionnelles, l'administration Obama est allée «trop loin», a ignoré des différences liées à la géographie et aux secteurs d'activité et a fini par imposer une «règle qui ne convient à personne».

Plusieurs Etats américains, 21 au total, ont eux aussi saisi la justice mardi pour bloquer cette nouvelle règlementation, dont l'entrée en vigueur est prévue pour le 1er décembre.

Dans un communiqué, le ministre du Travail Thomas Perez a dénoncé des «tactiques d'obstruction» et affirmé que les plaintes déposées mardi «visent à empêcher l'administration Obama de faire en sorte qu'une longue journée de travail soit récompensée par une paie équitable».

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L'administration Obama avait assuré que cette règle déboucherait sur une augmentation globale de 1,2 milliard de dollars par an pour les salariés mensualisés et permettrait d'éviter que des employés travaillent «gratuitement». La Maison Blanche cherchait ainsi à compenser la très faible progression des salaires au cours des récentes décennies après avoir échoué à augmenter le salaire minimum fédéral en raison de l'opposition du Congrès tenu par les républicains.

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