Au cœur des marchés

Le diktat du sentiment de marché

En période de ralentissement économique et d’incertitude, entre 60 et 70% des décisions sont dictées par la perception et l’état d’esprit de l’investisseur. Autant dire des vues de l’esprit

Oubliez les lois de la croissance et de l’inflation, la théorie économique ou les interactions financières et monétaires, les instruments non conventionnels réservés aux crises. «Cette fois, c’est différent.» Le monde a changé: digitalisation et ruptures technologiques, globalisation et réglementation, changements démographique et climatique. Il n’y a qu’un pas pour formuler des parallèles entre les températures brûlantes et les records des marchés financiers. Evitons pourtant les raccourcis dans une période où le sentiment des investisseurs domine déjà, faisant osciller le prix des actifs sans lien nécessaire avec la valeur. Les contradictions sont apparemment nombreuses.

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