Il a présenté ses excuses. Dans une lettre de 10 000 signes envoyée lundi aux collaborateurs de Barclays, Robert Diamond écrit que «personne n’est plus désolé, déçu et en colère à propos de ces événements que moi». La semaine passée, la banque britannique a accepté de payer près d’un demi-milliard de dollars d’amende, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, pour avoir tenté de manipuler le Libor, un taux d’intérêt qui sert de référence à la finance mondiale.

Ce scandale ébranle la City et a coûté, hier, son poste à Marcus Agius, le président de Barclays. En poste depuis six ans, ce dernier a lui aussi présenté ses excuses. Par sa démission, il entend assumer la responsabilité du «coup dévastateur» subi par son établissement. Robert Diamond écarte quant à lui tout départ et promet la «tolérance zéro» contre ce qui pourrait ternir la réputation de la banque.

En bourse, l’action Barclays a terminé la séance d’hier sur un gain de 3,4%, plus du double de la progression du FTSE, l’indice de référence de la place londonienne. Pourtant, les médias britanniques relaient un flux de critiques contre «Bob» Diamond que le départ de Marcus Agius n’a pas calmé. Cependant, l’absence de successeur naturel au sein de la banque pourrait lui permettre de sauvegarder son poste.

Cette affaire de manipulation du taux Libor concerne dix-huit autres banques, dont UBS et Credit Suisse.