Le directeur général d'UBS, Ralph Hamers, a perçu l'année dernière une rémunération de 11,5 millions de francs, à comparer aux 4,2 millions de francs touchés au titre de 2020 pour quatre mois de travail. Le patron néerlandais du numéro un bancaire helvétique était entré en fonction le 1er novembre 2020, après une transition de deux mois.

A titre de comparaison, le prédécesseur de Ralph Hamers, Sergio Ermotti, avait gagné 13,3 millions de francs en 2020 pour la période janvier-octobre, selon les indications du rapport annuel publié lundi.

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L'année dernière, Ralph Hamers a perçu un salaire fixe de quelque 3 millions de francs, à quoi il faut ajouter une part variable de 8,5 millions de francs. La direction générale dans son ensemble a perçu 107,8 millions, en recul de 7% sur un an, dont 28,1 millions en salaires fixes et près de 80 millions en part variable.

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Le président Axel Weber a perçu pour 5,2 millions de francs de jetons de présence, plus ou moins stable sur un an. Le conseil d'administration a vu sa compensation totale grimper à 12,1 millions de francs, contre 11,8 millions au titre de 2020.

Plus d'argent pour l'ensemble du personnel

Dans son rapport annuel, UBS précise que la somme réservée aux bonus du personnel pour l'ensemble du groupe s'est élevée à 3,65 milliards de dollars (3,36 milliards de francs au cours actuel) pour 2021, en hausse de 10% en rythme annuel.

Faible exposition au risque russe

L’exposition d’UBS à la Russie serait assez faible. A fin mars, le numéro un bancaire helvétique présentait des avoirs russes à hauteur de quelque 200 millions de dollars (180 millions de francs).

«Notre exposition directe à la Russie, à l’Ukraine et à la Biélorussie est limitée», affirme la grande banque dans son rapport annuel publié lundi, une semaine et demie après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

La somme de 200 millions concerne principalement des garanties pour des crédits lombard (emprunts adossés à des titres) et d’autres financements dans la gestion de fortune, précise l’établissement zurichois. A titre de comparaison, la somme au bilan d’UBS atteignait à fin décembre 1117 milliards de dollars et la masse sous gestion 4596 milliards.

Début mars, la division de gestion de fortune Global Wealth Management a décelé dans son portefeuille un «petit nombre de clients» frappés par les récentes sanctions prises des pays occidentaux et de leurs alliés contre la Russie suite à l’invasion de l’Ukraine. Les sommes concernées s’élèvent à 10 millions de dollars.

L’exposition au risque d’UBS à la Russie s’élève en tout et pour tout à 0,6 milliard de dollars, celle-ci ayant été réduite en fin d’année, note le rapport. Dans ce document, la grande banque affirme procéder à un suivi du risque sur certaines transaction en cours, avec des «contreparties bancaires ou non-bancaires russes ou sous-jacents russes».

Les sanctions contre la Russie – notamment – limitent la capacité d’UBS de régler des transactions existantes, ce qui peut augmenter l’exposition au risque du géant bancaire zurichois. A fin décembre, le bilan d’UBS présentait 51 millions de dollars d’actifs détenus dans la filiale russe, OOO UBS Bank.