Un mois pour un retour à la normale. Certains directeurs financiers helvétiques sont plus optimistes que leurs homologues étrangers lorsqu’il s’agit d’évoquer la fin de la crise du Covid-19. Ils sont 20, issus d’entreprises jouant un rôle principal dans leur secteur, à avoir été sondés par le cabinet d’audit PwC dans une étude publiée jeudi.

Parmi eux, 65% estiment que leurs activités se normaliseraient en moins de quatre semaines en cas de disparition immédiate du virus; 25% partagent la vision plus pessimiste de la majorité des sondés étrangers, qui tablent sur un délai de un à trois mois.

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Optimisme ne rime toutefois pas avec sérénité, selon PwC. Alors que la pandémie n’a pas encore atteint son pic, 75% des sondés jugent qu’elle «a le potentiel d’avoir de lourdes conséquences sur leurs activités» et un impact négatif sur les résultats financiers. Là encore, l’inquiétude est plus marquée à l’étranger (87% aux Etats-Unis et au Mexique). La plus grande crainte des directeurs financiers basés en Suisse? Un déclin économique mondial accompagné d’une vague de licenciements, ainsi qu’une baisse de la productivité.

Ajustements de personnel et reports d'investissements

Les conséquences de la crise devraient prendre diverses formes ce prochain mois. Les participants au volet helvétique du sondage évoquent «comme événements négatifs le plus probable» des ajustements de personnel (congés temporaires, licenciements) en raison de la baisse de la demande, mais aussi un report d’investissements dans certains domaines (informatique, exploitation, personnel et installations). Objectif: maîtriser les coûts et préserver les liquidités.

Autre élément encore appelé à évoluer, l’organisation des chaînes de livraison. Selon PwC, «seules 20% des entreprises envisagent actuellement de les modifier et ont mis en œuvre des mesures à court terme». Les auteurs de l’étude s’attendent toutefois à une augmentation de ce nombre à long terme. Ils proposeront un nouvel instantané de la situation dans deux semaines.

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