La probabilité d’une telle réunion témoigne de l’inquiétude grandissante des responsables européens face au danger de voir la crise de la dette gagner des pays aussi importants que l’Italie et l’Espagne, ce qui mettrait en péril le projet de l’Union monétaire dans son ensemble douze ans après sa création.

Les taux d’intérêt exigés des marchés financiers pour prêter des fonds à Rome et Madrid se sont envolés, tandis que les marchés boursiers décrochent. Cette situation met l’Europe sous intense pression pour surmonter ses divergences sur les moyens de trouver la riposte, et notamment de finaliser un deuxième plan d’aide à la Grèce.

En Espagne, le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero a défendu mardi les capacités de l’Espagne à se financer, face au regain de tension sur les marchés, assurant que «le plan de financement de notre dette est totalement garanti».

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a appelé pour sa part à l’unité dans une période «certainement pas facile» pour le pays en raison des craintes de contagion de la crise de la dette qui agitent les marchés.

Assurant que le gouvernement était «stable et solide» et la majorité «unie et déterminée», M. Berlusconi a souligné la nécessité d’«éliminer tout doute sur l’efficacité et sur la crédibilité» de l’assainissement budgétaire afin de rassurer les marchés.