Dans le cadre d’OpenLux, cette enquête lancée par Les Décodeurs du quotidien français Le Monde sur la face cachée du Luxembourg, voilà que se trouve écornée l’«image empreinte de patriotisme fiscal» de Xavier Niel. Le fondateur de Free SAS, filiale du groupe Iliad et opérateur de téléphonie mobile qui est un des principaux fournisseurs d’accès à internet en France, ne serait pas si attaché que cela à «l’ancrage national» qu’il a toujours défendu.

Du «Matterhorn» dans l’air

Quelle frontière aurait-il traversée, donc? Réponse: la frontière helvétique. L’enquête OpenLux cite en effet l’exemple de «Salt Mobile, entré dans la galaxie Niel en 2015». L’opérateur télécoms suisse est contrôlé par NJJ, son véhicule d’investissement personnel, distinct d’Iliad, à travers «une succession de quatre sociétés luxembourgeoises» aux noms montagnards parfois évocateurs: «OCH Financing, OCH AT Holding, Matterhorn Telecom Holding et Matterhorn Telecom. Un étonnant jeu de poupées russes pour un groupe suisse détenu par un propriétaire français.»