Les Européens ne mènent «pas de discussions» concernant une possible aide financière en faveur du Portugal et de telles discussions «ne sont même pas envisagées», a indiqué lundi le porte-parole de l’exécutif européen chargé des affaires économiques, Amadeu Altafaj, démentant ainsi les rumeurs en cours. Il répondait, lors d’un point de presse, à une question sur le Portugal et la Belgique.

Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel lundi, les gouvernements allemand et français veulent contraindre le Portugal à demander à son tour une aide financière dans le cadre du plan de sauvetage européen, afin d’éviter une contagion à l’Espagne ou à la Belgique. Le gouvernement allemand a démenti dimanche ces informations, et la France a indiqué lundi ne les «confirmer en rien».

«Le Portugal n’aura besoin d’aucune aide extérieure, a déclaré la ministre portugaise des Finances Elena Salgado sur la radio Cadena Ser, tandis que le Portugal et aussi l’Espagne suscitent la défiance des marchés obligataires qui exigent des primes de risque historiquement élevées. Je crois que le Portugal n’aura besoin d’aucun plan parce qu’il est en train d’accomplir ses engagements. Ce pays «a des faiblesses structurelles, mais il va faire les réformes qu’il convient».

Après la Grèce et l’Irlande, le Portugal est considéré comme le prochain pays susceptible de recourir à l’aide extérieure, en dépit de dénégations répétées et de la mise en place d’un sévère programme d’austérité pour ramener le déficit public de 7,3% en 2010 à 4,6% l’an prochain.

Les propos du Premier ministre portugais José Socrates, qui a réaffirmé vendredi que le déficit du pays serait bien ramené à 7,3% du produit intérieur brut en 2010, n’ont pas réussi à rassurer les investisseurs.

Les craintes des investisseurs s’étendent aussi à l’Espagne, même si Elena Salgado a rappelé lundi matin que le déficit public espagnol pour 2010 pourrait être légèrement meilleur que les 9,3% du PIB officiellement prévus. «Nous allons respecter notre engagement de déficit avec, peut-être, une petite marge», a assuré la ministre Salgado.

Après la Grèce et l’Irlande, le Portugal est considéré comme le prochain pays susceptible de recourir à l’aide extérieure, en dépit de dénégations répétées du gouvernement et de la mise en place d’un sévère programme d’austérité pour ramener le déficit public de 7,3% l’an dernier à 4,6% fin 2011.

Les taux d’emprunt des pays fragiles de la zone euro, notamment ceux de l’Espagne et du Portugal, ont continué à frôler des sommets lundi matin.