L'Arabie saoudite a entamé des négociations avec une firme étrangère, «l'une des principales firmes énergétiques mondiale» afin de lui vendre 1% du géant pétrolier saoudien Aramco, a indiqué mardi le prince héritier Mohammed ben Salmane lors d'une interview télévisée. «Cela sera très bénéfique aux ventes d'Aramco dans ce pays», a précisé MBS, sans davantage de précisions.

Aramco avait déjà vendu, en décembre 2019, une partie de son capital, et en avait obtenu 29,4 milliards de dollars (24,3 milliards d'euros).

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Aramco pourrait annoncer une nouvelle offre d'actions à des investisseurs internationaux d'ici un an ou deux, a ajouté le prince.

Plus tôt ce mois-ci, Aramco avait vendu pour 12,4 milliards de dollars (10,2 milliards d'euros) une participation minoritaire dans une entreprise de pipelines à la firme américaine EIG Global Energy Partners.

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Partie prenante du plan pour diversifier l'économie

Ces démarches illustrent la volonté de Riyad de lever des fonds afin de financer ses efforts de diversification de son économie.

Le mois dernier, la firme a annoncé une chute de 44,4% de ses bénéfices en 2020, posant un grave problème à l'Etat saoudien, son principal actionnaire.

La dette d'Aramco a augmenté au moment où l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a été affectée à la fois par la chute des prix du baril et la diminution de la consommation mondiale due à la pandémie de Covid-19.

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Pendant longtemps, Aramco était sous strict contrôle du gouvernement et était considéré comme fermée aux investissements extérieurs. Mais avec l'arrivée de facto aux commandes du prince Mohammed ben Salmane, qui veut mettre en oeuvre son ambitieux plan de réformes «Vision 2030», le royaume a montré sa détermination à céder une partie de son contrôle. Ce mois-ci, cela fait cinq ans que le prince héritier a lancé son plan «Vision 2030».