Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
/AP /Richard Drew
© Richard Drew

Multimédia

Disney lance son propre service de streaming

Mettant un terme à son partenariat avec Netflix, le groupe américain mise sur une «stratégie de croissance complètement nouvelle» en augmentant sa participation au sein de Bamtech de 33% à 75%

Walt Disney a décidé mardi de défier Netflix en mettant fin au partenariat unissant les deux groupes. Le groupe de média et de divertissement entend désormais privilégier la diffusion de ses programmes en flux continu (streaming) pour mieux s'adapter aux souhaits des consommateurs.

Pour soutenir sa nouvelle stratégie dans le «streaming», Disney va débourser 1,6 milliard de dollars pour porter sa participation au sein de Bamtech de 33% à 75%. Il utilisera les ressources de cette société, notamment son savoir-faire technologique, pour proposer en flux continu les programmes de sa chaîne sportive ESPN à partir de 2018 et lancer en 2019 un service de «streaming» auquel pourront s'abonner directement les consommateurs.

Le PDG du groupe Robert Iger a qualifié cette montée en puissance au sein de Bamtech de «stratégie de croissance complètement nouvelle». Disney avait acquis 33% de Bamtech il y a un an.

Les compagnies de médias traditionnelles font face à la concurrence de Netflix et d'Amazon, ou même bientôt de Twitter pour le sport, qui proposent des contenus en flux plus adaptés aux habitudes de la génération des «millennials» qui s'affranchissent du câble.

Lire aussi: Netflix franchit la barre des 100 millions d'abonnés

Disney va ainsi mettre fin en 2019 à son accord de distribution de ses productions passé avec Netflix mais les contenus de sa filiale Marvel vont rester sur la plateforme, a précisé Robert Iger sur la chaîne CNBC. Ces annonces faisaient reculer de près de 3% le titre Netflix dans les échanges électroniques d'après séance à Wall Street.

Une décision portée sur l'avenir

Robert Iger a promis la diffusion dès l'an prochain de plus de 10 000 événements sportifs par le biais d'ESPN en streaming avec la possibilité de s'abonner à des flux spécifiques (baseball, football américain, football...). «Les abonnés accéderont au nouveau service par le biais d'une version améliorée de l'application ESPN actuelle», a-t-il précisé lors d'une conférence avec les analystes financiers après la publication des résultats.

Lire aussi: Disney mise un milliard de dollars sur le streaming sportif

Quant aux programmes de divertissement produits par Disney et Pixar, ils seront diffusés par le même biais en 2019. Le groupe «consentira des investissements substantiels dans la production originale de films, de séries télévisées» et d'autres contenus, a promis le PDG.

La décision de Disney de privilégier le streaming par rapport à la diffusion classique par câble ou satellite montre que ce moyen de diffuser les programmes est désormais considéré comme l'avenir.

Le géant des communications AT&T, en passe d'acquérir Time Warner, l'un des concurrents de Disney, avait ainsi indiqué fin juillet que son service de vidéo en streaming lancé fin 2016, DirecTV Now, a vu son nombre d'abonnés croître de 152 000 sur la période, à près de 500 000 abonnés.

Des chiffres en berne

Le groupe de média et de divertissement a également annoncé un bénéfice net en recul pour le troisième trimestre de son exercice décalé ainsi qu'un chiffre d'affaires sous les attentes du marché, ce qui provoquait un recul de son action à Wall Street.

Lire aussi: Une chute imprévue au chiffre d'affaires de Disney

Le bénéfice net a baissé de 9% à 2,366 milliards de dollars alors que le chiffre d'affaires est resté quasi-inchangé à 14,238 milliards de dollars, de quelques 180 millions inférieur aux attentes des analystes. Le bénéfice ajusté par action, est toutefois de 1,58 dollar, de trois cents supérieur aux attentes.

Par segment d'activité, les médias ont vu leur bénéfice d'exploitation chuter de 22% à 1,842 milliard de dollars, notamment à cause d'un recul de 23% dans les activités du câble. Les parcs et sites touristiques ont vu leur résultat d'exploitation progresser de 18% à 1,168 milliard de dollars alors que celui du cinéma a baissé de 17% à 639 millions. Les produits interactifs et autres marchandises liés aux produits Disney ont vu leur bénéfice d'exploitation avancer de 12% à 362 millions de dollars.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)