Parcs d'attraction et cinémas fermés, sorties de films retardés, compétitions sportives annulées: le géant américain du divertissement Disney estime à 1,4 milliard de dollars (1,29 milliards d'euros) l'impact négatif du coronavirus sur ses activités.

«Nous faisons face à des perturbations généralisées», a indiqué mardi Bob Chapek, le patron du groupe, en référence notamment aux fermetures des parcs d'attraction et interruptions des croisières. Disney a réalisé 18 milliards de dollars (16,6 milliards d'euros) de chiffre d'affaires de janvier à mars 2020, en hausse de 21%.

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Son bénéfice par action ajusté, l'indicateur privilégié des analystes, s'est toutefois établi à 0,6 dollar, en baisse de 63% sur un an. L'activité «parcs, expériences et produits» a récolté 5,5 milliards de dollars (5 milliards d'euros) de recettes au deuxième trimestre de l'exercice décalé, 10% de moins qu'il y a un an. Le bénéfice opérationnel de ce segment a plongé de 58% à 639 millions (589,4 millions).

Disney+, seul vainqueur du confinement

Le Royaume enchanté espère rouvrir ses parcs le plus rapidement possible, mais, à la mi-avril, il a tout de même décidé de mettre en place des mesures de chômage technique. Disney pâtit aussi de l'annulation d'événements sportifs, générateurs d'audience et de revenus publicitaires sur ses chaînes câblées.

Le groupe américain peut néanmoins se réjouir du succès de Disney+, sa plateforme de streaming lancée à l'automne en Amérique du Nord et en Australie, notamment, puis déployée dans plusieurs pays européens en mars. Dans ce cas, la pandémie et le grand confinement ont joué en faveur de Disney.

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Son immense catalogue de titres très populaires et ses productions originales lui ont permis de conquérir de nombreux abonnés - elle en compte 54,5 millions à ce stade. Les activités «en direct avec le consommateur» représentent désormais plus de 4 milliards de dollars (3,69 milliards d'euros) de chiffre d'affaires, contre 1 milliard (0,9 milliard) il y a un an. Mais l'activité reste pour l'instant déficitaire, avec une perte opérationnelle de 812 millions de dollars (749 millions d'euros), à cause des investissements importants consentis pour le lancement à grande échelle.