Technologie

Le divorce des Bezos, seule ombre au-dessus d’Amazon

Le numéro un mondial de l’e-commerce a franchi la barre des 200 milliards de chiffre d’affaires. La séparation de Jeff Bezos, actionnaire à hauteur de 16% du groupe, crée de l’incertitude sur la gouvernance de l’empire

Ils étaient 40, ils sont désormais 50. Depuis quelques jours, Amazon utilise dix avions-cargos de plus pour livrer ses produits aux clients américains. Ses Boeing 767-300 volent tous les jours depuis 20 aéroports des Etats-Unis. Le but: livrer la quasi-totalité des clients américains en deux jours. Cette nouvelle extension des capacités logistiques d’Amazon illustre à elle seule la croissance du numéro un de l’e-commerce. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la multinationale fondée en 1994 a publié des résultats annuels qui montrent que sa domination mondiale s’accroît. Mais le divorce de son directeur crée une petite incertitude.

233 milliards de dollars de ventes

Pour la première fois, le chiffre d’affaires d’Amazon a dépassé la barre des 200 milliards de dollars. A 232,9 milliards de dollars (230,6 milliards de francs), sa croissance a été de 31% en 2018. En parallèle, le bénéfice a été multiplié par trois en un an, pour s’établir à 10,1 milliards. Le temps où Amazon investissait sans se soucier des chiffres rouges est révolu et la profitabilité ne cesse de s’améliorer. Aux Etats-Unis, la multinationale est imbattable: elle détient 49% du marché de l’e-commerce, ne laissant à ses deux challengers les plus importants, eBay et Walmart, que respectivement 6,6 et 3,7% du marché, selon la société de recherche eMarketer.