Succession

Dix questions sur la planification de succession

Les entrepreneur(e)s endossent plusieurs rôles. Ils sont des hommes et femmes d’affaires, pères ou mères, employeurs mais aussi particuliers. Pour UBS, en tant que banque, il est crucial de répondre de manière optimale aux différentes facettes, besoins et attentes des clients. C’est pourquoi, ici, ce n’est pas un spécialiste du domaine de la clientèle d’entreprises qui répond seul aux questions sur la planification de succession idéale, mais également des experts de Wealth Planning et de Wealth Management. Avec cette approche globale, le service de conseil est multiplié.

1. Pourquoi vaut-il mieux penser tôt à plus tard?

Franco Frattura: La transmission réussie d’une entreprise nécessite du temps. Se mettre tôt à penser à plus tard confère à l’entrepreneur la liberté et la flexibilité d’organiser activement la transmission, de chercher et d’impliquer à temps les diverses parties prenantes. L’entrepreneur, mais aussi sa famille et l’entreprise elle-même doivent se préparer à la succession. Dans la pratique, on sous-estime souvent la complexité des aspects émotionnels, financiers, fiscaux et juridiques. Pour maîtriser ces sujets compliqués et garantir ainsi la valeur de l’entreprise, le facteur temps est d’une importance cardinale.

2. Quelles sont les options?

Joachim Leonhartsberger: En tout premier lieu, il importe de réfléchir aux options possibles et de comprendre les diverses variantes de succession existantes. Souvent, le souhait d’une succession au sein de la famille est central. Si l’entrepreneur peut envisager un management buy-out ou un rachat par un tiers, entrepreneur ou investisseur.

Franco Frattura: L’entrepreneur doit réfléchir aux options de succession qu’il préfère. Une transmission au sein de la famille ou au sein de son propre management permet, par exemple, d’assurer au mieux la continuité des valeurs qui marquent l’entreprise, tandis que si l’on souhaite un prix de vente aussi élevé que possible, il vaut mieux privilégier la variante de la vente à un tiers.

3. Qui peut aider à se préparer?

Patrick Arnold: Il est important que l’entrepreneur puisse s’entretenir avec quelqu’un sur ce problème aux aspects multiples. Dans bien des cas, le premier interlocuteur est l’agent fiduciaire habituel. Pour compléter les avis de ce dernier et de notre conseiller clientèle d’entreprises, nous recommandons à nos clients de parler avec nos experts de Corporate Finance, de Wealth Planning et de Wealth Management. La connaissance approfondie de l’agent fiduciaire, conjuguée à la solide expérience de nos spécialistes dans de multiples situations de succession, offre une solution optimale. Celle-ci doit coordonner les divers aspects de nature fiscale, du droit et de la prévoyance ainsi que les aspects techniques de financement et de mise en œuvre.

4. Par quelles mesures préparatoires peut-on éviter de possibles écueils?

Joachim Leonhartsberger: Dans un premier temps, la préparation émotionnelle de l’entrepreneur et la communication avec de possibles repreneurs jouent un rôle crucial. Comptent aussi la capacité de l’entrepreneur à lâcher prise, la définition de son rôle futur, les attentes de sa famille et d’autres groupes concernés, la qualification du repreneur envisagé et la présence d’un plan B. Si l’entrepreneur prend au sérieux assez tôt ces questions en partie désagréables, il évitera de mauvaises surprises ultérieures.

Franco Frattura: Outre ces aspects émotionnels et les sujets financiers, il s’agit aussi d’élucider les questions structurelles. Parmi elles, le désenchevêtrement de la fortune privée et professionnelle, la révision ou l’adaptation de la structure juridique de l’entreprise et le retrait en temps voulu des éléments de fortune non inhérents à l’activité.

5. Qu’est-ce que cela signifie concrètement?

Patrick Arnold: Au bout du compte, cela signifie préparer l’entreprise de manière optimale à la succession, du point de vue du bilan comme de la structure. Une société avec un bilan «lourd» est difficile à transmettre ou à financer par le successeur. Ce dernier est avant tout intéressé à l’opérationnel et à la capacité de rendement future, moins aux valeurs patrimoniales non indispensables à l’activité figurant au bilan (liquidités excédentaires, immeubles, papiers-valeurs, etc.). Cela signifie que l’entrepreneur doit penser tôt à sa stratégie de perception du salaire et du dividende et transférer ses valeurs patrimoniales dans sa fortune privée. Pour restreindre la charge fiscale qui en résulte, une vérification de la solution de prévoyance est également recommandée. à l’aide d’une préparation circonspecte, des embûches fiscales peuvent être évitées. Dans l’idéal, une transmission permet même de réaliser un gain en capital exonéré d’impôt.

6. À quels aspects privés importe-t-il de veiller?

Franco Frattura: La fortune est souvent concentrée de manière excessive dans l’entreprise. Il s’agit de réfléchir à temps à la possible diversification et à la constitution d’une fortune privée et de prévoyance.

Patrick Arnold: Les aspects juridiques privés comme la rédaction d’un contrat de mariage ou de succession ou celle d’un mandat de prévoyance représentent d’autres conditions fondamentales du processus de succession. Sans ces mesures essentielles, en cas de coup du sort on risque de voir échouer sa solution de succession, si parfaite soit-elle, et même de mettre en danger la pérennité de l’entreprise.

7. Existe-t-il un processus de planification de succession à la validité générale?

Franco Frattura: Chaque situation de succession est unique et c’est bien pourquoi une solution individuelle et un accompagnement s’imposent dans les situations de succession. Il n’existe pas de solution brevetée simple et rapide.

8. Au fond, que vaut une entreprise? Comment peut-on mesurer sa valeur?

Joachim Leonhartsberger: Dans pratiquement toutes les situations de succession, la question de la valeur de l’entreprise est cruciale. Cela dit, la fixation d’une valeur d’entreprise est une gageure. Alors que l’entrepreneur confère souvent à sa société une valeur émotionnelle, au-delà des facteurs objectifs, et cela même de manière inconsciente, le successeur se concentre avant tout sur la capacité de rendement. Expérience faite, ces deux manières de voir les choses ne sont guère compatibles. Une mesure de la valeur objective faite par un professionnel de Corporate Finance atteint souvent le but recherché et offre une base solide pour les discussions et négociations ultérieures avec le successeur potentiel.

9. À quel moment une entreprise est-elle bien préparée à la succession?

Patrick Arnold: Il importe de libérer progressivement le propriétaire de ses responsabilités et contraintes opérationnelles. Il s’agit notamment de déléguer les contacts avec les clients et fournisseurs ainsi que de transférer à temps le know-how au successeur. En clair, cela signifie que si l’entreprise continue à bien fonctionner sans son patron, elle est parfaitement préparée à la succession. En même temps, il est souvent souhaité – surtout en cas de vente à un tiers – que l’entrepreneur reste en poste un certain temps après la remise de l’entreprise.

10. Des négociations individuelles avec un éventuel acheteur sont-elles plus efficaces et promises au succès?

Joachim Leonhartsberger: Les discussions sur une succession naissent souvent d’un dialogue direct avec un intéressé. Il est donc compréhensible qu’en tant qu’entrepreneur on préfère à se concentrer sur un unique partenaire qui paraît à première vue optimal et à laisser d’autres options de côté. De telles négociations directes avec un seul interlocuteur peuvent constituer dans certains cas une démarche appropriée. C’est surtout le cas si, pour l’entrepreneur, d’autres critères qu’un prix de vente élevé sont prioritaires. Mais si le but est en fait de garder plusieurs options ouvertes et d’obtenir un prix de vente optimal, un processus de mise en vente structuré, avec plus d’un candidat acquéreur, s’avère en général plus efficace.

Patrick Arnold: En outre, l’entrepreneur doit également être conscient que, dans le pire des cas, l’échec d’une négociation unique peut remettre les compteurs à zéro et que de nouvelles options devront être évaluées et trouvées. Des conseillers professionnels en fusions et acquisitions peuvent préparer ces phases cruciales de la remise d’une entreprise, l’accompagner de A à Z et l’amener à une conclusion heureuse. Grâce à notre expérience et à notre réseau d’acheteurs appropriés, ainsi qu’à des experts internes et externes, nous sommes en mesure d’assister les entrepreneurs avec succès.


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