Au cœur des marchés

D’Oh!… Excellent!… Ha-Ha!

La baisse des marchés depuis le début d’année a été forte et rapide; D’Oh! Nous sommes Bart… Pourtant les faits économiques n’apparaissent pas si dramatiques

La baisse des marchés depuis le début d’année a été forte et rapide. D’Oh! Nous sommes tous des Bart…

Pourtant les faits économiques n’apparaissent pas si dramatiques.

Crainte d’une dévaluation volontaire du yuan? Attendez, le yuan est «collé» sur un panier de devises, asiatiques en particulier, qui ont baissé contre le dollar; il est normal que la monnaie chinoise baisse alors également contre le dollar pour maintenir sa parité contre le panier de ces devises. La causalité des risques n’est pas dans le yuan, mais bien parmi les autres monnaies émergentes.

Que dire du réal brésilien, en baisse de 35% depuis une année? Souvenirs, souvenirs: le Brésil en 2012, confronté à la montée de sa devise menaçait d’une guerre des devises… Soros, le pourfendeur des devises à parité fixe, aurait mieux fait de spéculer contre le réal que de vouloir nous convaincre d’une dévaluation imminente et forte du yuan. D’Oh!

Crainte d’une récession américaine? Oui, le secteur industriel américain traverse une phase de contraction parce que le secteur de l’énergie n’investit plus et doit amortir ses dettes. Mais la croissance américaine repose sur un consommateur désendetté, qui peut compter sur un marché de l’emploi créatif et sur un pouvoir d’achat stimulé par la baisse des prix de l’énergie et des matières premières. Excellent!

Crainte de «subprime» dans le pétrole? Aucun doute, le secteur énergétique aux États-Unis a beaucoup emprunté ces dernières années pour financer des capacités de production qu’il faut amortir désormais. Certes l’énorme majorité des emprunts obligataires «high yield» a été émise par des entreprises liées au secteur énergétique, et une grande partie de celles-ci ne pourra pas être remboursée. D’Oh! Mais contrairement aux «subprimes», les banques d’investissement dont les comptes de «trading» propres sont éteints, n’ont pas enfoui ces instruments dans leurs bilans. Quelques banques sont sûrement directement touchées, mais la situation comporte peu de risque systémique, et les en présence de pertes obligataires seront distribuées parmi la communauté des investisseurs.

Crainte de politiques monétaires désormais inefficaces? Nous ne le saurons que plus tard. En attendant, la voie des taux négatifs s’élargit aujourd’hui au Japon et cela montre que les banques centrales ne sont ni aveugles, muettes ou paralysées.

Dans ce contexte, l’or jaune ne doit pas être négligé. D’ailleurs c’est un des rares actifs qui a progressé en 2016… Ha-Ha!

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