La lutte contre le protectionnisme? Le G20 a déjà galvaudé un peu de sa crédibilité. Déjà 17 membres du club des Etats les plus riches ont succombé aux sirènes des barrières commerciales. Ils font primer leur intérêt national, en violation flagrante de leurs promesses de novembre dernier à privilégier leurs engagements internationaux. Parions que, dans une semaine, le G20 réitérera sa promesse. Quelle confiance lui accorder? Quel crédit donner à des pays qui opposent désormais un «bon» protectionnisme à un «mauvais», ou qui justifient un protectionnisme «temporaire» pour permettre à leur industrie de souffler?

Toutes les entorses aux règles de libre-échange, toutes les mesures conduisant à de mauvaises allocations des ressources sont à bannir. Si le G20 veut être crédible, il doit donner un gage de sa bonne volonté à conclure le Cycle de Doha. Par exemple s’engager sur la tenue d’une prochaine ministérielle. Son objectif, rappelons-le, est d’éliminer les obstacles au commerce. C’est impératif pour que le moteur de l’économie mondiale tourne de nouveau, un jour, à plein régime.