Oui, l’enquête de ProPublica est salutaire pour la démocratie

Les contribuables américains les plus riches paient peu, voire pas du tout d’impôts. Rien d’illégal dans leurs pratiques qui révèlent néanmoins un système devenu parfaitement injuste.

Il existe un principe journalistique essentiel: ne pas violer de secret, sauf s’il y va de l’intérêt général. Il ne fait aucun doute que les documents révélés par ProPublica entrent dans cette catégorie. Le média indépendant basé à New York a montré la semaine dernière que les Américains les plus riches paient très peu d’impôts sur le revenu, voire parfois aucun. S’offusquer de cette brèche de confidentialité, c’est ne pas voir l’importance de ces informations pour un débat public informé. Le courage de quelques sources est essentiel: sans elles, des scandales d’envergure majeure n’auraient jamais éclaté au grand jour.