Technologie

Avec Donald Trump, les asiatiques Softbank et Foxconn font leurs calculs

Les géants japonais et taïwanais ont promis des investissements aux Etats-Unis. Non sans des arrière-pensées très précises

Une feuille de papier avec les logos de Softbank et de Foxconn brandie en l’air, des tweets de Donald Trump, des déclarations dénuées d’explication… Dans la nuit de mardi, l’annonce par Masayoshi Son, directeur du groupe japonais Softbank, de l’investissement de 50 milliards de dollars aux Etats-Unis, assorti de la création de 50 000 emplois, a surpris. Autant que celle de Foxconn, groupe taïwanais, de l’expansion de ses activités sur sol américain. Or les deux géants asiatiques ont des intérêts très précis aux Etats-Unis.

L’élection de Trump vue d’un bon œil

Softbank, conglomérat financier et technologique, a vu d’un bon œil l’élection de Donald Trump, chantre de la dérégulation. Dès 2012, le groupe japonais a déboursé plus de 20 milliards de dollars pour prendre le contrôle de l’opérateur télécom américain Sprint. Avec l’ambition de racheter, dans la foulée, son concurrent T-Mobile. Sa capitalisation boursière? 45 milliards de dollars. Mais Softbank ne s’est jamais lancé, craignant que les autorités de la concurrence s’opposent à l’opération. Une opération que Donald Trump pourrait valider.

Foxconn a un lien avec Softbank. Leurs patrons s’apprécient. Et les deux sociétés ont investi pour développer, ensemble, un humanoïde baptisé «Pepper». Usine du monde technologique avec un million d’employés en Chine, fabricant de l’iPhone, Foxconn a été indirectement mis sous pression par le candidat Trump, qui menaçait de forcer Apple à produire ses iPhone sur sol américain. Le groupe taïwanais, en parlant de «discussions préliminaires portant sur un investissement potentiel» aux Etats-Unis, pourrait donner un grand coup de pouce à Apple.

Des usines américaines

Il semble exclu que l’iPhone soit entièrement produit hors de Chine. Mais Foxconn pourrait, symboliquement ou non, étendre ses activités aux Etats-Unis. Le groupe possède déjà des usines dans les Etats de Virginie et d’Indiana, avec des activités logistiques en Californie et au Texas. Pour mémoire, Donald Trump avait appelé, début décembre, la présidente de Taïwan, risquant ainsi de froisser la Chine.

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