Davos

Donald Trump déjà incontournable au WEF

Le président américain tiendra un discours le vendredi 26 janvier à Davos. Cette 48e édition du Forum économique mondial ambitionne de résoudre la crise sociale actuelle

Donald Trump, Donald Trump, Donald Trump. Si les organisateurs du Forum économique mondial (WEF) ont manifestement tenté de ne pas trop s’attarder sur la venue du président américain à Davos, les journalistes, eux, ont tenu à recentrer le débat. Mardi à Genève, lors de la conférence de presse présentant cette 48e édition qui se tiendra la semaine prochaine, il n’y a eu sans surprise presque que des questions sur l’imprévisible chef d’Etat.

Lire aussi: Le sommet américano-suisse de Davos (15.01.2017)

Donald Trump viendra dans la station grisonne accompagné d’une impressionnante délégation (27 personnes dont son gendre Jared Kushner et le chef de la diplomatie Rex Tillerson). Son discours devrait avoir lieu le vendredi 26 janvier à 14h et clôturer la partie officielle de l’événement. Le premier ministre indien, Narendra Modi, sera chargé, lui, d’ouvrir le forum mardi en fin de matinée.

Compatible avec le WEF?

Chantre du protectionnisme, parfois très critique envers le WEF, attendu notamment face aux plus puissants hommes d’affaires de la planète pour faire l’apologie de son slogan «America First», Donald Trump est-il simplement compatible avec les valeurs défendues à Davos comme la mondialisation ou la lutte contre le réchauffement climatique?

«Tout le monde est curieux de savoir ce que Donald Trump dira, a répondu le nouveau président du WEF, Borge Brende. Mais, dans tous les cas, il est impensable d’imaginer régler nos problèmes de manière efficace sans asseoir tout le monde autour de la table.»

Lire aussi: Quand Donald Trump vient s’imprégner de l’esprit de Davos

Et «bien sûr, Donald Trump est très important, a-t-il encore concédé. Mais, s’il vous plaît, n’oubliez pas que nous avons au total 70 chef d’Etats qui participent à l’événement.» Parmi eux, cinq des sept conseillers fédéraux et la quasi-totalité des représentants des pays européens (la liste des invités ici).

«Coincés dans une crise sociale»

Comme chaque année, le rendez-vous de l’élite mondiale s’est choisi une thématique. Il s’agit cette fois de «créer un futur partagé dans un monde fracturé». «Dans ce monde en rapide évolution où les manières traditionnelles de gérer les changements ne suffisent plus, nous devons opter pour une approche collaborative, intégrée et constructive», a martelé le fondateur du WEF, Klaus Schwab.

Il y a dix ans, aux prémices de la crise de 2008, ce dernier pressentait un bouleversement en trois étapes: une crise financière suivie d’une crise économique puis d’une crise sociale. «Nous avons géré la crise financière et retrouvons de solides taux de croissance. Mais nous sommes coincés dans la crise sociale et vivons dans un monde plus que jamais fracturé», assurait-il mardi.

Après le quantitative easing (politique monétaire mise en place par différentes banques centrales pour relancer l’économie), Klaus Schwab militera la semaine prochaine pour un qualitative easing, qui permettrait d’«améliorer fondamentalement le système pour ceux qui ont été laissés derrière et assurer la qualité et résilience du système».

Publicité