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Grâce à la remontée du dollar, Warren Buffett a repris avec ses 71,4 milliards la place de deuxième homme le plus riche du monde au fondateur de Zara, Amancio Ortega.
© Andrew Gombert/EPA/Keystone

Richesse

Donald Trump a fait gagner 11,8 milliards à Warren Buffett 

La victoire du républicain a permis à l'investisseur américain d’être le milliardaire le plus performant de l’année. Globalement, la fortune des 500 personnes les plus riches du monde a augmenté de 237 milliards en 2016

Warren Buffett, toujours et encore. A 86 ans, le patron du fonds Berkshire Hathaway termine l’année dans la position honorifique du milliardaire ayant le mieux fait fructifier sa fortune en 2016. Grâce à ses participations notamment dans l’aéronautique et les banques, celui que l’on surnomme l’oracle d’Omaha a pleinement profité de l’élection de Donald Trump à la présidentielle américaine, le 8 novembre. Sur l’ensemble de l’exercice, il a ainsi gagné 11,8 milliards de dollars (+19%), selon les estimations de l’agence Bloomberg, qui a publié mercredi le résultat de son indice des 500 plus grandes fortunes mondiales.

Deux jours après la victoire surprise du républicain, Warren Buffett reprenait sa place de numéro deux au fondateur de Zara, Amancio Ortega. Avec une fortune totale de 74,1 milliards, il termine l’année derrière son indétrônable compatriote Bill Gates, le fondateur de Microsoft.

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Des milliards à la Maison-Blanche

Lui et les 178 autres milliardaires américains qui occupent ce classement annuel réalisé depuis 2010 étaient majoritairement favorables à l’élection d’Hillary Clinton. Miser sur le mauvais cheval ne les a pas empêchés d’en profiter puisque, depuis le 8 novembre, leur fortune cumulée a augmenté de 77 milliards, grâce au rally déclenché sur les places boursières.

C’est que Donald Trump multiplie les déclarations en leur faveur: il veut déréguler le secteur bancaire, relancer la croissance par l’investissement et est en train de se constituer un cabinet fait de milliardaires et de fervents défenseurs du capitalisme. Parmi eux, il y a Wilbur Ross, futur chef du Département du commerce, et Steven Mnuchin, un ancien de Goldman Sachs, qui sera secrétaire au Trésor. A eux deux, ils pèsent 5,6 milliards de dollars, tandis que Donald Trump, lui, est à la tête d’une fortune de 3 milliards.

Lire aussi: Un requin de Wall Street au service de Donald Trump

Parmi les cinq plus grands gagnants de 2016, il n’y a qu’un seul non-Américain. Il s’agit de Bernard Arnault. Le patron français de LVMH s’est enrichi de 7,1 milliards et pèse désormais 38,9 milliards de dollars.

Le Brexit a coûté 200 milliards

Si les Américains sont les plus performants cette année, c’est surtout en raison de l’envolée du billet vert. Calculée en monnaie américaine, la fortune (en euros) d’Amancio Ortega a baissé de 1,7 milliard, à 71,2 milliards de dollars. Mais à ce petit jeu, le plus malheureux de l’année est Nigérian. Aliko Dangote, l’homme le plus riche d’Afrique, a perdu 5 milliards depuis le mois de juin, soit un tiers de sa fortune, en raison de la dévaluation de la monnaie locale, le naira.

Par secteur, ceux dont la richesse est directement liée aux nouvelles technologies (Jeff Bezos d’Amazon ou Travis Kalanick d’Uber) et à l’extraction pétrolière font partie des grands gagnants. Le magnat du pétrole Harold Hamm a par exemple vu sa fortune doubler, à 15 milliards, alors que l’administration Trump veut relancer la production d’or noir sur sol américain.

Tous ces milliardaires auront toutefois connu une destinée commune. L’année 2016 a été marquée par une grande volatilité. Les difficultés de la Chine d’abord, le Brexit ensuite et, enfin, la victoire de Donald Trump ont fait valser leurs fortunes comme jamais auparavant. Le seul vote britannique et ses conséquences sur les marchés leur ont par exemple fait perdre près de 200 milliards de dollars en quelques jours, à la fin du mois de juin.

Les plus grandes fortunes de la planète terminent néanmoins l’année dans le vert, avec un gain de 237 milliards. Ces 500 personnes sont désormais assises sur 4400 milliards de dollars.

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