L’économie américaine est sortie de la récession de 2009 et depuis, elle a créé des millions d’emplois, ramenant le taux de chômage de 12% en 2010 à moins de 5% cette année. Il n’empêche que le pays traverse une période de ralentissement. Le produit intérieur brut (PIB) devrait être de 1,6% en 2016, et de 2,0 l’an prochain.

Donald Trump préconise une série des mesures pour redresser la barre. Keynésien, il promet de consacrer 1000 milliards de dollars au développement des infrastructures. Objectif: créer des emplois et relancer la consommation. Sur le plan fiscal, il veut réduire le taux d’imposition fédéral le plus élevé de 39,6% à 33%. L’impôt sur les sociétés sera abaissé à 15%, contre 35% actuellement.

La Chine dans le viseur

Le président élu estime que l’économie américaine souffre d’une trop grande ouverture à l’extérieur. Dans la visière, la Chine qui, selon lui, non seulement manipule sa monnaie et fait de la concurrence déloyale, mais est aussi responsable du déficit commercial américain. Dès lors, il veut donner un coup de pouce à l’industrie manufacturière américaine en déclin en taxant les produits chinois. Il veut aussi attaquer Pékin pour des subventions illégales accordées aux entreprises chinoises, pour vol de propriété intellectuelle et pour dumping auprès de l’Organisation mondiale du commerce.

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Pendant sa campagne électorale, Donald Trump a montré son scepticisme par rapport aux accords de libre-échange que les Etats-Unis ont négociés ou négocient avec le reste du monde. Il souhaite revoir celui avec le Mexique (ALENA) qui selon lui, pénalise l’économie américaine en favorisant les délocalisations des sites de production vers le voisin du sud. Il a promis de surtaxer de 35% les voitures Ford assemblées au Mexique.

Contre les accords de libre-échange

Toujours sur le plan du commerce international, Donald Trump a déclaré que sous sa présidence, les Etats-Unis se retireraient du Partenariat transpacifique (TPP) qui libéralise les échanges entre les pays riverains du Pacifique.

L’énergie, c’est l’autre dossier où le nouveau président a promis de prendre l’initiative. Il est partisan de la déréglementation et a promis de redynamiser le secteur des énergies fossiles et de relancer le projet d’oléoduc Keystone. Dans le même registre, Donald Trump a promis d’annuler la participation des Etats-Unis de l’accord de Paris qui vient d’entrer en vigueur et de supprimer l’Agence de protection de l’environnement.