Matières premières

Donald Trump et la Russie demandent plus de pétrole

Le président américain se rêve en maître du cartel pétrolier. Mais, parallèlement à ses tweets, Russes et Saoudiens jouent leur propre partition pour équilibrer des budgets largement déficitaires depuis la chute des cours

Donald Trump, maître du cartel? On pourrait le penser au vu des fréquentes remises à l’ordre du locataire de la Maison-Blanche, adressées par tweets interposés, à l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP). Jeudi, le président américain a instamment prié ses membres d'ouvrir les vannes du brut pour faire baisser son cours. «Merci!» a-t-il conclu dans l’un de ses quinze gazouillis du jour.

Pas sûr que l’alliance menée par l’Arabie saoudite soit prête à lui offrir ce «service». Vendredi à la mi-journée, le cours du baril de Brent était en hausse de 1,09%, à 67,83 dollars. Et celui de WTI (brut léger) de 1,28%, à 60,06 dollars.