«Les données ont été photographiées à partir d’un écran et rassemblées morceau par morceau», a déclaré au journal Jörg Schauf, un avocat fiscaliste qui représente un client de la banque suisse. «C’était le travail d’une source interne», a ajouté l’avocat, qui estime que les données dont disposent les autorités fiscales de ce Land allemand sont d’une qualité «remarquable».

«Tout est dans la liste, les structures, une comparaison avant et après la crise financière, les données de base, la structure des fondations, une vue complète de la fortune des clients ainsi que le nom des conseillers», a-t-il affirmé dans les colonnes du «Tages Anzeiger».

115 cas examinés

Le CD racheté par le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie contiendrait des données sur des placements pour un montant global supérieur à 3,5 milliards de francs. Le Ministère public de Bochum (Allemagne) a jusqu’ici examiné 115 cas un total de quelque 1300. Les cas de fraude découverts portent sur un montant de 204 millions d’euros, a indiqué mardi un porte-parole du Ministère public de Bochum. Il confirmait une information parue dans le «Tages-Anzeiger» et le «Süddeutsche Zeitung».

Les personnes visées ont sauf quelques exceptions reconnues les faits et payé des acomptes pour un montant d’environ 20 millions d’euros d’arriérés d’impôts ou ont promis de le faire, a ajouté le Ministère public.

Depuis les premières affaires de vols de données en 2007, de nombreuses banques ont renforcé leurs procédures de contrôle internes pour limiter les risques de téléchargement. Mais jusqu’ici elles se sont heurtées à une ingéniosité croissante de certains de ses employés, déterminés à monnayer ce type de données.