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Dooldy.com, le site qui vous dit où la vie au travail est belle

Un site basé à Bienne permet aux entreprises de mettre en avant les avantages offerts aux collaborateurs et la qualité de l’environnement de travail

Le site qui vous dit où la vie au travail est belle

Start-up Dooldy.com permet aux entreprises de vanter leurs «plus» et leurs valeurs

Quelle ambiance de travail règne-t-il dans cette entreprise? Où est-elle située? L’employeur offre-t-il des «plus» à ses collaborateurs, par exemple en matière de mobilité? Des crèches sont-elles disponibles à proximité? Tous ces critères peuvent influencer le choix d’un nouveau job et c’est ce type de questionnement qui a donné au Normand Pierre Kaléba l’idée de lancer le site www.dooldy.com, démarré en octobre 2013 à Bienne.

Le nom ne signifie rien. C’est l’idée qui compte. «Des sites comme Kununu ou Note ton entreprise (disparu des écrans, ndlr) permettent de donner son avis sur une boîte, ce qui donne lieu à pas mal de commentaires négatifs, voire d’attaques, rapporte Pierre Kaléba. Avec dooldy, l’entreprise met en avant les avantages offerts aux collaborateurs et peut publier un journal des activités qu’elle propose.»

Sur dooldy, les Transports publics lausannois (TL) mettent par exemple en avant le fait que «divers groupements sportifs et culturels sont accessibles à tous». L’entreprise vaudoise vante «une gestion individualisée du temps de travail avec un système d’horaire variable permettant d’adapter son temps en fonction de la charge de travail».

Sorties et fêtes annuelles

Le taux de mixité des TL (14% de femmes) et le nombre total d’employés (1144) figurent en bonne place sur la fiche client dooldy. Les entreprises payent entre 1400 et 8000 francs par an pour ce service, qu’elles peuvent par exemple publiciser dans la presse en utilisant des liens courts. Formation, rémunération, prestations sociales et valeurs: tout apparaît sur ce site bernois.

Autre exemple, la page de MPS SA, société biennoise qui produit des systèmes de guidage de précision. La qualité des rapports de travail y fait l’objet d’une vraie promotion. «Nous contribuons favorablement au climat collégial et convivial, permettant le bien-être à chaque poste de travail. Nous favorisons l’esprit d’équipe et la cohésion des groupes en organisant des sorties du personnel annuelles, des fêtes du personnel, des grillades», assure l’entreprise, qui affiche 35% de femmes. Deux petites icônes – une bouteille avec un grill – annoncent aussi que «chaque jubilaire, chaque retraité, chaque nomination» font l’objet d’un apéro. Une carte numérique permet de visualiser immédiatement le lieu de l’entreprise. Quant à la qualité des informations publiées sur dooldy, elle dépend des clients eux-mêmes. «Ils doivent effectuer un véritable travail d’analyse pour être capables de valoriser leurs points forts. C’est souvent l’occasion d’une vraie prise de conscience», raconte Pierre Kaléba. Cet électronicien a eu l’idée de dooldy «en cherchant du travail, en s’interrogeant sur les territoires et sur le type de prestations offertes par les entreprises». Le Normand, qui dit beaucoup apprécier la Suisse, a passé plusieurs années dans le Jura bernois: à Sonceboz, au service d’une entreprise de mécatronique, avant de tout quitter pour son idée. L’outil pourrait aider des entreprises qui ont de la peine à recruter, notamment dans les domaines de l’informatique, de l’industrie et de la santé, parie-t-il. «Offrir un salaire mirobolant pour attirer la perle rare ne fonctionne plus, car si la qualité de l’environnement au travail ne correspond pas aux attentes, les employés ne restent pas.» La société à responsabilité limitée créée pour l’occasion emploie 2 personnes à Bienne et 2 développeurs à Paris. Les équipes travaillent avec Skype. Pierre Kaléba a démarré l’affaire avec un associé et leurs fonds propres. Et les banques? «On n’est pas en Californie: en Suisse, ce sont la micromécanique et l’horlogerie qui priment», rigole le jeune entrepreneur.

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