Matières premières et gestion alternative restent des plats genevois. Mais, selon Jean Russotto, la possible (re)négociation d’un nouvel accord anti-fraude ces prochains mois, reste «le dossier qui préoccupe beaucoup Berne… et à juste titre». Ultrasensible, ce bras de fer pourrait désormais toucher aussi bien la fiscalité directe qu’indirecte.

Le 19 janvier – c’est-à-dire demain – les ministres des Finances de l’Union, réunis en sommet, discuteront de l’attribution d’un mandat à la Commission pour renégocier l’accord anti-fraude avec la Suisse, six ans après la signature d’un accord âprement négocié. Berne ne peut qu’espérer que le Luxembourg continue d’opposer son veto: par effet domino, un tel accord avec la Suisse pourrait forcer le Grand-Duché à tirer un trait sur «son» secret bancaire.