Au sein de l'Union européenne, le dossier de la fiscalité de l'épargne est au point mort, bloquant un accord avec la Suisse, mais le Conseil fédéral continue de dire sa confiance en une conclusion rapide du second paquet de négociations bilatérales avec l'Europe.

C'est dans cet esprit que Joseph Deiss a effectué sa première visite à Bruxelles en tant que ministre de l'Economie. Il est venu hier s'entretenir ave le commissaire européen Pascal Lamy du dossier des services qui, initialement, faisait partie de ce round de négociations, mais auquel tout deux sont convenus de donner plus de temps: «Ce n'est pas un gel», a assuré Joseph Deiss, qui a pourtant noté que «l'évolution de la politique intérieure suisse», notamment le refus populaire de la libéralisation du marché de l'électricité, n'allait pas dans la bonne direction.

Si la question des services est désormais hors du paquet bilatéral, le Conseil fédéral insiste plus que jamais sur la nécessité de conclure les neuf autres dossiers d'une manière «équilibrée», et ce de préférence sous la présidence grecque de l'UE. Or, côté européen, en matière de fiscalité de l'épargne, c'est l'impasse. L'Italie continue de bloquer l'approbation de l'accord avec la Suisse. Selon des diplomates grecs, il faut maintenant laisser reposer un peu le dossier et inventer une nouvelle procédure pour tenter d'écarter le veto italien et éviter que ce dossier sensible ne soit alors renvoyé – une fois de plus – à la prochaine présidence de l'UE qui, en juillet prochain, sera précisément confiée… à l'Italie.