Elle en attendait 10 à 15 par an: l'an passé, elle a dû examiner 26 dossiers dont quatre restent à boucler.

La ComCo a pourtant sévi à trois reprises, par exemple contre Rhône-Poulenc et Merck qui n'ont pas attendu que soit écoulé un délai d'interdiction pour fusionner. Elle a infligé… 73 400 francs d'amendes!

Parmi ces dossiers, elle a entériné le rapprochement entre Revisuisse Price Waterhouse et STG Coopers & Lybrand qui, de toute manière, la dépasse par son caractère international. La mainmise de General Electric Capital sur le marché du petit crédit a été aussi acceptée: les grandes banques peuvent, si nécessaire, s'y implanter rapidement. Par contre, le dossier UBS et celui de la vente de 25 succursales restent une épine dans son amour-propre.

Fin mars, la ComCo connaîtra les efforts de l'UBS pour céder cette partie de son réseau. Elle apprendra pourquoi il a été impossible d'attirer un acteur étranger. Aujourd'hui, son vice-directeur Walter Stoffel note seulement que des banques suisses de taille moyenne s'intéressent à l'une ou l'autre «partie substantielle» de ces 25 filiales et qu'il y a des négociations. Comme l'a confirmé l'UBS, ses succursales ne seront donc pas vendues en bloc.

Pourtant, l'objectif de la ComCo d'ouvrir ainsi le marché suisse de la banque de détail à un intervenant étranger a été vidé de sa substance. Certes, le marché bancaire a bougé depuis l'an passé. Mais, si les relations entre la banque et la ComCo semblent aujourd'hui moins tendues, ce dossier pose la question de sa représentativité face à des conglomérats économiques.

PCt