Saisi d’un doute, Andreas Greiner se retourne et nous demande: «Vous ne portez pas de maquillage, j’espère?» L’ingénieur en microélectronique, directeur de la lithographie dans l’usine Infineon de Dresde, en Saxe, s’inquiète des particules volatiles de cosmétique qui pourraient perturber la production. On vient déjà d’enfiler une combinaison en tissu synthétique bleu, une charlotte, un masque pour la bouche, ainsi que des chaussures antistatiques. Il faut aussi penser à un éventuel reste de mascara. Dans la «salle blanche», le cœur de la fabrication des puces électroniques, on fait la chasse à tout atome étranger avant d’entrer.